Le multilatéralisme sous pression : un départ américain très politique
La scène s’est jouée à New York, dans l’une des salles les plus symboliques de la diplomatie mondiale. Lundi 27 juillet 2026, des diplomates américains ont quitté une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU lorsque la France a pris la parole sur la guerre en Ukraine. Le geste marque une escalade publique entre deux alliés historiques.
À l’origine de la crise : le vote autour du renouvellement du mandat de Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé sa reconduction pour quatre ans par 144 voix pour, 10 contre et 13 abstentions. Les États-Unis ont voté contre, aux côtés notamment de la Russie, de la Corée du Nord, du Nicaragua et du Mali. La mission française à Genève a alors publié un message affirmant que les États-Unis n’étaient plus un « phare des droits humains », une formule qui a provoqué la colère de Washington.
L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a accusé la France de soutenir un responsable onusien qui, selon lui, critique des démocraties comme les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël tout en ménageant les régimes autoritaires. Lors de la réunion du Conseil de sécurité, Dan Negrea, représentant américain suppléant, a déclaré que sa délégation continuerait à quitter la salle lorsque la France s’exprimera, tant que Paris ne renoncera pas à ce qu’il a qualifié de rhétorique « condescendante et irrespectueuse ».
La France, de son côté, a défendu l’indépendance de l’ONU et sa capacité à agir. Son ambassadeur, Jérôme Bonnafont, n’a pas directement commenté le départ américain pendant son intervention. Mais l’épisode montre que les tensions ne portent pas seulement sur les mots. Depuis 2025, l’administration du président Donald Trump a réduit les financements à plusieurs agences onusiennes et s’est retirée de nombreuses instances internationales.
Pour le Maroc, pays attaché au multilatéralisme et actif dans les enceintes internationales, ce bras de fer n’est pas anodin. Quand les grandes puissances transforment l’ONU en terrain d’affrontement symbolique, les pays intermédiaires doivent redoubler de finesse diplomatique. Dans un monde plus fragmenté, Rabat a intérêt à défendre une ligne claire : dialoguer avec tous, sans renoncer aux principes.
À l’origine de la crise : le vote autour du renouvellement du mandat de Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé sa reconduction pour quatre ans par 144 voix pour, 10 contre et 13 abstentions. Les États-Unis ont voté contre, aux côtés notamment de la Russie, de la Corée du Nord, du Nicaragua et du Mali. La mission française à Genève a alors publié un message affirmant que les États-Unis n’étaient plus un « phare des droits humains », une formule qui a provoqué la colère de Washington.
L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a accusé la France de soutenir un responsable onusien qui, selon lui, critique des démocraties comme les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël tout en ménageant les régimes autoritaires. Lors de la réunion du Conseil de sécurité, Dan Negrea, représentant américain suppléant, a déclaré que sa délégation continuerait à quitter la salle lorsque la France s’exprimera, tant que Paris ne renoncera pas à ce qu’il a qualifié de rhétorique « condescendante et irrespectueuse ».
La France, de son côté, a défendu l’indépendance de l’ONU et sa capacité à agir. Son ambassadeur, Jérôme Bonnafont, n’a pas directement commenté le départ américain pendant son intervention. Mais l’épisode montre que les tensions ne portent pas seulement sur les mots. Depuis 2025, l’administration du président Donald Trump a réduit les financements à plusieurs agences onusiennes et s’est retirée de nombreuses instances internationales.
Pour le Maroc, pays attaché au multilatéralisme et actif dans les enceintes internationales, ce bras de fer n’est pas anodin. Quand les grandes puissances transforment l’ONU en terrain d’affrontement symbolique, les pays intermédiaires doivent redoubler de finesse diplomatique. Dans un monde plus fragmenté, Rabat a intérêt à défendre une ligne claire : dialoguer avec tous, sans renoncer aux principes.



