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École en France : colère des jeunes et bataille des chiffres


Rédigé par le Jeudi 8 Octobre 2026

Les observateurs font état d’une nouvelle journée de mobilisation lycéenne en France, sur fond de revendications concernant les moyens de l’éducation et les remplacements d’enseignants. Il attribue au ministère des perturbations dans 375 établissements, dont 224 fermés totalement.



Le remplacement des enseignants au centre du débat

École en France : colère des jeunes et bataille des chiffres
Des blocages, des manifestations et une rencontre annoncée avec les ministres distinguent une nouvelle séquence de mobilisation des lycéens et étudiants en France. Les revendications des manifestants portent sur les moyens de l’éducation et le remplacement des enseignants absents.

Le ministère de l’Éducation nationale annonce un bilan de 224 établissements totalement fermés et de 151 partiellement rouverts, soit 375 établissements perturbés. Il utilise un total de 3 700 établissements comme référence.

Une autre difficulté concerne le chiffre de 94 %. Avec les données fournies, environ 94 % des établissements du périmètre ne seraient pas totalement fermés. Cela inclut les ouvertures partielles. En revanche, la proportion d’établissements fonctionnant sans les perturbations mentionnées serait proche de 90 %. Affirmer que 94 % sont ouverts normalement revient donc à confondre deux indicateurs différents.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale annonce un plan concernant les remplacements. Une réception des organisations lycéennes avec Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, est également mentionnée. Les fonctions à cette date, le calendrier et le contenu de ces annonces n’ont pas été corroborés.

Sur le fond, l’absence non remplacée d’un enseignant pose une question concrète d’égalité. Ses effets dépendent de sa durée, de la discipline concernée et des ressources auxquelles les élèves peuvent accéder en dehors de la classe. Annoncer un plan ne suffit donc pas : son efficacité devra être appréciée à partir des heures réellement assurées et des délais de remplacement.

Pour les familles marocaines dont les enfants étudient en France, l’information utile reste d’abord celle de l’établissement concerné. Un blocage local ne signifie ni fermeture de tout le système ni modification automatique des examens. Au Maroc, le débat peut aussi nourrir une réflexion sur la continuité pédagogique, sans assimiler des systèmes éducatifs différents.

Cette mobilisation mérite mieux qu’une compétition entre chiffres de fermeture et images de confrontation. Pour un jeune lecteur marocain, la question essentielle reste universelle : combien d’élèves disposent réellement, chaque jour, des enseignants et des conditions nécessaires pour apprendre ?




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 8 Octobre 2026