Litue un progrès réel. Mais les résultats d'apprentissage rappellent une vérité moins confortable : être à l'école ne garantit pas toujours que l'on y apprend suffisamment.
Le Maroc peut légitimement revendiquer une avancée majeure : la non-scolarisation au primaire est désormais ramenée autour de 1 %. Autrement dit, l'école a fini par atteindre presque tous les enfants. C'est un changement profond par rapport à ce que vivaient encore certaines familles il y a une ou deux générations, particulièrement dans les zones rurales.
Mais derrière cette réussite quantitative, les acquis restent inquiétants. Les évaluations internationales montrent que 41 % seulement des élèves atteignent le seuil minimal en lecture, tandis que 22 % y parviennent en mathématiques. Les chiffres ont quelque chose de brutal. Ils disent qu'une grande partie des enfants passe plusieurs années sur les bancs de l'école sans maîtriser solidement les outils de base qui permettront de comprendre un texte, résoudre un problème, suivre plus tard une formation ou simplement défendre ses chances dans la vie.
La formation continue des enseignants, l'évaluation régulière des difficultés, l'accompagnement individualisé et le soutien précoce doivent devenir des priorités concrètes, pas des mots de rapport. Les écoles pionnières, avec leur logique de diagnostic et de remédiation, vont dans ce sens. Reste à vérifier si cette méthode pourra être déployée avec la même qualité partout.
Le Maroc a rempli les classes. Il lui faut maintenant réussir ce qui est plus difficile : remplir les cahiers d'apprentissages solides.
Le Maroc peut légitimement revendiquer une avancée majeure : la non-scolarisation au primaire est désormais ramenée autour de 1 %. Autrement dit, l'école a fini par atteindre presque tous les enfants. C'est un changement profond par rapport à ce que vivaient encore certaines familles il y a une ou deux générations, particulièrement dans les zones rurales.
Mais derrière cette réussite quantitative, les acquis restent inquiétants. Les évaluations internationales montrent que 41 % seulement des élèves atteignent le seuil minimal en lecture, tandis que 22 % y parviennent en mathématiques. Les chiffres ont quelque chose de brutal. Ils disent qu'une grande partie des enfants passe plusieurs années sur les bancs de l'école sans maîtriser solidement les outils de base qui permettront de comprendre un texte, résoudre un problème, suivre plus tard une formation ou simplement défendre ses chances dans la vie.
La vraie urgence commence dans la classe
Le débat marocain sur l'éducation a souvent tourné autour des établissements, des programmes, des grèves, des infrastructures ou des calendriers. Tous ces sujets comptent. Pourtant, le cœur du problème est peut-être plus simple : que comprend réellement l'élève à la fin de sa journée de cours ?La formation continue des enseignants, l'évaluation régulière des difficultés, l'accompagnement individualisé et le soutien précoce doivent devenir des priorités concrètes, pas des mots de rapport. Les écoles pionnières, avec leur logique de diagnostic et de remédiation, vont dans ce sens. Reste à vérifier si cette méthode pourra être déployée avec la même qualité partout.
Le Maroc a rempli les classes. Il lui faut maintenant réussir ce qui est plus difficile : remplir les cahiers d'apprentissages solides.