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Écoles pionnières : le prochain gouvernement doit avoir le courage de tourner la page


Le programme des écoles pionnières érigé en réforme phare du système éducatif marocain, mérite aujourd’hui un examen critique sans complaisance.

Ce projet on le qualifie de budgétivore , potentiellement générateur de nouvelles disparités et fortement consommateur de temps, d’énergie et de ressources humaines du coup ce dispositif ne saurait être maintenu au seul motif qu’il constitue l’héritage politique du ministre qui l’a initié et là je fais allusion à si Chakib Benmoussa.



L’enjeu n’est pas de condamner une réforme par principe :

Mais de rappeler une évidence capitale qui est bien évidemment qu’aucun programme éducatif ne doit devenir intouchable au point d’échapper à l’évaluation de ses résultats, de son coût et de son équité.

Si les moyens considérables mobilisés ne produisent pas les transformation pédagogiques attendues il devient légitime de s’interroger sur la pertinence de poursuivre cette expérience au détriment d’autres priorités de l’école publique.

Or avec l’ arrivée de Nabil Benabdellah au ministère de l’Éducation nationale, cela pourrait constituer un tournant politique, à condition qu’elle s’accompagne d’une véritable volonté de rupture avec les choix de son prédécesseur.

On connait de si Nabil qu’il est un homme courageux très cultivé et ayant l’ aptitude à trancher, à assumer des décisions difficiles et à dépasser les considérations d’héritage politique.

Gouverner ce n’est pas reconduire mécaniquement les dispositifs de son prédécesseur, mais avoir le courage de réexaminer les orientations engagées, d’en mesurer les limites et lorsque les faits le justifient, d’y mettre un terme.

Le Maroc a besoin d’une réforme éducative de fond, pas d’une succession de programmes coûteux dont la pérennité semble parfois primer sur les résultats.

Il est temps de réorienter les ressources vers les véritables urgences telles la maîtrise des apprentissages fondamentaux, la réduction des inégalités entre établissements, l’amélioration des conditions de travail des enseignants, la lutte contre le décrochage scolaire et la restauration de la confiance dans l’école publique.

Car l’avenir de l’école marocaine ne peut être l’otage ni des ambitions d’un ministre sortant ni de l’inertie d’une administration, ni de la surenchère politique, à contrario ce dernier exige une vision, du courage politique et, surtout, des résultats concrets, et une bonne gouvernance horizontale.

Par Bouchikhi Marouane.


Lundi 19 Octobre 2026

La Rédaction