Une rentrée décalée inscrite dans le calendrier officiel
Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports avait fixé plusieurs étapes pour la rentrée 2026-2027.
Les personnels ont repris leur service début septembre, l’accueil des élèves s’est fait progressivement à partir du 3 septembre et le démarrage effectif et obligatoire des cours dans les différents cycles a été fixé au 7 septembre.
Le calendrier prévoit séparément le 5 octobre 2026 comme date de début des cours pour les classes de l’éducation non formelle et les classes de la Deuxième Chance.
Les personnels ont repris leur service début septembre, l’accueil des élèves s’est fait progressivement à partir du 3 septembre et le démarrage effectif et obligatoire des cours dans les différents cycles a été fixé au 7 septembre.
Le calendrier prévoit séparément le 5 octobre 2026 comme date de début des cours pour les classes de l’éducation non formelle et les classes de la Deuxième Chance.
Il ne s’agit donc pas d’un report de la rentrée générale, mais d’un calendrier spécifique pour ces dispositifs.
Une autre logique que celle de l’école classique
L’éducation non formelle s’adresse par définition à des publics qui ne suivent pas le parcours scolaire ordinaire dans les mêmes conditions que les élèves inscrits dans les établissements classiques.
Les classes de la Deuxième Chance répondent à une logique comparable de réintégration ou de réorientation : offrir un parcours à des jeunes ayant quitté prématurément le système scolaire ou ayant besoin d’un accompagnement différent.
Leur efficacité ne peut donc pas être mesurée uniquement au nombre d’élèves présents le premier jour.
Les indicateurs importants sont plutôt la capacité à identifier les jeunes concernés, à maintenir leur assiduité, à reconstruire des apprentissages de base et à créer une passerelle vers une réintégration scolaire, une formation professionnelle ou une autre solution adaptée.
Les classes de la Deuxième Chance répondent à une logique comparable de réintégration ou de réorientation : offrir un parcours à des jeunes ayant quitté prématurément le système scolaire ou ayant besoin d’un accompagnement différent.
Leur efficacité ne peut donc pas être mesurée uniquement au nombre d’élèves présents le premier jour.
Les indicateurs importants sont plutôt la capacité à identifier les jeunes concernés, à maintenir leur assiduité, à reconstruire des apprentissages de base et à créer une passerelle vers une réintégration scolaire, une formation professionnelle ou une autre solution adaptée.
Le défi central : éviter une seconde rupture
Le caractère spécifique du public implique un accompagnement particulier.
Un jeune qui a déjà connu une rupture scolaire peut cumuler plusieurs difficultés : retard d’apprentissage, contraintes économiques ou familiales, éloignement de l’établissement, manque de confiance ou besoin de trouver rapidement une formation menant à une activité professionnelle.
Ces difficultés ne doivent pas être généralisées à tous les bénéficiaires, mais elles expliquent pourquoi le dispositif ne peut fonctionner comme une simple copie de l’enseignement classique.
La question décisive sera la continuité : combien d’élèves resteront présents plusieurs mois après la rentrée ? Combien parviendront au bout du parcours ? Et surtout, vers quelles solutions seront-ils orientés ensuite ?
Un jeune qui a déjà connu une rupture scolaire peut cumuler plusieurs difficultés : retard d’apprentissage, contraintes économiques ou familiales, éloignement de l’établissement, manque de confiance ou besoin de trouver rapidement une formation menant à une activité professionnelle.
Ces difficultés ne doivent pas être généralisées à tous les bénéficiaires, mais elles expliquent pourquoi le dispositif ne peut fonctionner comme une simple copie de l’enseignement classique.
La question décisive sera la continuité : combien d’élèves resteront présents plusieurs mois après la rentrée ? Combien parviendront au bout du parcours ? Et surtout, vers quelles solutions seront-ils orientés ensuite ?
Un enjeu également lié à la formation professionnelle
Pour certains jeunes, le retour vers un cursus académique traditionnel ne sera pas nécessairement la seule issue pertinente.
Une articulation avec la formation professionnelle peut permettre d’offrir des parcours plus directement reliés à l’acquisition de compétences et à l’emploi. Cette question est d’autant plus importante que le Maroc développe parallèlement son offre de formation professionnelle dans plusieurs métiers.
L’OFPPT a annoncé pour la rentrée 2026-2027 une offre renforcée et prévoit notamment la formation de 31.000 stagiaires apprentis dans le cadre du programme Tadaroj.
Il ne faut toutefois pas confondre les deux dispositifs : les classes de Deuxième Chance relèvent d’un parcours éducatif spécifique, tandis que l’OFPPT constitue un système de formation professionnelle distinct.
Une articulation avec la formation professionnelle peut permettre d’offrir des parcours plus directement reliés à l’acquisition de compétences et à l’emploi. Cette question est d’autant plus importante que le Maroc développe parallèlement son offre de formation professionnelle dans plusieurs métiers.
L’OFPPT a annoncé pour la rentrée 2026-2027 une offre renforcée et prévoit notamment la formation de 31.000 stagiaires apprentis dans le cadre du programme Tadaroj.
Il ne faut toutefois pas confondre les deux dispositifs : les classes de Deuxième Chance relèvent d’un parcours éducatif spécifique, tandis que l’OFPPT constitue un système de formation professionnelle distinct.