Un signal biologique, pas un verdict alimentaire
Trois quarts des édulcorants testés ont modifié la croissance d'au moins une souche de bactérie intestinale. Plus de cent interactions sont apparues lorsque les chercheurs les associaient notamment à la caféine, à la vanilline ou à un médicament. L'expérience est utile pour identifier des mécanismes possibles, mais un microbiote humain est infiniment plus complexe qu'un ensemble limité de bactéries cultivées. Les doses réelles, l'alimentation, les autres médicaments, la génétique et la composition initiale du microbiote peuvent modifier l'effet. Il serait donc trompeur d'annoncer que tous les édulcorants « détruisent l'intestin ».