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El Othmani : « Le manque d'intégrité et de sérieux affaiblit la confiance »


Après avoir fait preuve d’opportunisme politique, de double discours, et de manque de vision, après avoir failli à toutes les promesses électorales des deux derniers mandats, le chef du parti de la lampe se retranche dans un discours moralisateur...



Saad Eddine El Othmani, chef du gouvernement en exercice, a affirmé que la raison du manque de confiance dans l'action politique n'est pas due à l'incapacité des acteurs publics à réaliser des choses tangibles pour les citoyens, mais plutôt au comportement des hommes politiques.

El Othmani a estimé, dans un discours qu'il a prononcé lors de l'ouverture du 17e Forum national du Parti de la justice et du développement, lundi soir, que « parler de défiance envers la politique n'est pas le résultat de ce qui est matériel, mais plutôt celui d'un manque de confiance dans la morale et le comportement de ceux qui pratiquent la politique ». 

Il a ajouté que cette méfiance des citoyens  les poussent à l'aversion pour la politique, « quand vous êtes proche des citoyens, et que vous ressentez ce qu'ils ressentent, ils vous aimeront même si vous ne donnez rien du tout ». Venant de la part de celui qui a été un élève modèle du FMI et de la Banque Mondiale, appliquant leurs recommandations à la lettre, et minant nombre d’acquis de ces mêmes citoyens, l’argument semble plutôt léger.

Al-Othmani, qui a prononcé un discours semblable  devant les jeunes de son parti, a souligné la nécessité d'une "formation morale dans la droiture et le 'sérieux', et que nous inscrivions cette morale dans nos âmes et en soyons armés". Il a également appelé à « à prendre de la distance avec les luttes pour les postes avec des méthodes tordues », estimant que « la solidité de la structure interne ne peut  exister que si les conflits se réduisent. Nous devons en purifier nos vies  ». Preuve tangible de la fébrilité de cette formation politique qui, il n’y a pas si longtemps, vendait une image de probité qui s’est effritée au bout de deux mandats.

Il a poursuivi disant que « la lutte démocratique continue, et la poursuite de la réforme et du développement », est le slogan choisi par la Jeunesse Justice et Développement pour son dix-septième Forum, ne peut être atteint que « par des personnes qui incarnent ces principes. », ajoutant : « Il n'y a pas de réforme sans des gens bons et réformateurs ». Un tel discours ne peut ressurgir qu’en réaction à une situation de crise interne sérieuse.

D'autre part, les plaintes du « Parti de la lampe » concernant les restrictions qui lui sont imposées se poursuivent à l'approche des prochaines élections législatives, collectives et professionnelles, comme l'a déclaré le secrétaire national de la jeunesse du parti, Mohamed Amkraz, « Il y a un ciblage clair de la Justice et du Développement ». Serait-ce la justification avant l’heure d’un échec programmé ? La réponse sortira des urnes en septembre...





Mustapha Bourakkadi
Journaliste sans la prétention de détenir la science infuse... ma seule ambition est de rapporter... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 27 Juillet 2021

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