Le chronomètre est lancé
Le Maroc entre ce jeudi dans la campagne officielle des élections législatives du 23 septembre. Après des semaines de programmes, d’investitures, de petites phrases, de positionnements et de pré-campagne numérique, commence désormais la séquence où chaque journée compte.
Le calendrier officiel prévoit une campagne allant du 10 au 22 septembre, avant le scrutin du mercredi 23 septembre destiné à renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants.
Mais cette campagne sera également observée.
La Commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections a retenu 26 associations non gouvernementales et institutions nationales ainsi que 30 instances et organisations internationales. Au total, 3.006 observatrices et observateurs participeront au suivi du processus. Parmi eux, 783 relèvent du Conseil national des droits de l’Homme et 2.023 d’associations marocaines. Des délégations représentant des organisations internationales et régionales ainsi que dix représentations diplomatiques accréditées au Maroc sont également annoncées.
Le Maroc entre ce jeudi dans la campagne officielle des élections législatives du 23 septembre. Après des semaines de programmes, d’investitures, de petites phrases, de positionnements et de pré-campagne numérique, commence désormais la séquence où chaque journée compte.
Le calendrier officiel prévoit une campagne allant du 10 au 22 septembre, avant le scrutin du mercredi 23 septembre destiné à renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants.
Mais cette campagne sera également observée.
La Commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections a retenu 26 associations non gouvernementales et institutions nationales ainsi que 30 instances et organisations internationales. Au total, 3.006 observatrices et observateurs participeront au suivi du processus. Parmi eux, 783 relèvent du Conseil national des droits de l’Homme et 2.023 d’associations marocaines. Des délégations représentant des organisations internationales et régionales ainsi que dix représentations diplomatiques accréditées au Maroc sont également annoncées.
Observer n'est pas arbitrer
Il faut cependant éviter un contresens. L’observateur électoral n’est ni policier, ni juge, ni arbitre de la compétition politique. Sa fonction consiste à regarder, documenter et apprécier le déroulement du processus selon des principes d’indépendance, de neutralité et d’impartialité.
Et l’observation ne se limite pas au mercredi 23 septembre. Une élection commence bien avant l’ouverture des bureaux de vote : conditions de campagne, accès à l’information, respect des règles, liberté de choix des électeurs, déroulement du vote, dépouillement et proclamation des résultats constituent autant de séquences susceptibles d’être documentées.
La vraie compagne se jouera aussi sur les écrans
Cette élection présente par ailleurs une particularité : jamais probablement une campagne législative marocaine n’aura été aussi numérique.
TikTok, Instagram, Facebook, WhatsApp, YouTube et les formats vidéo courts sont devenus des terrains politiques à part entière. Les réseaux sociaux ne constituent plus seulement un prolongement du meeting électoral : ils sont devenus eux-mêmes des espaces de conquête électorale.
Cela ouvre une nouvelle question pour l’observation démocratique. Comment observer une campagne lorsque certaines opérations d’influence peuvent être lancées en quelques minutes, amplifiées par des milliers de comptes et disparaître presque aussi rapidement qu’elles sont apparues ?
Aux traditionnelles affiches électorales s’ajoutent désormais vidéos virales, contenus sponsorisés, montages, rumeurs, extraits sortis de leur contexte et, nouveauté supplémentaire, contenus produits ou modifiés par intelligence artificielle.
TikTok, Instagram, Facebook, WhatsApp, YouTube et les formats vidéo courts sont devenus des terrains politiques à part entière. Les réseaux sociaux ne constituent plus seulement un prolongement du meeting électoral : ils sont devenus eux-mêmes des espaces de conquête électorale.
Cela ouvre une nouvelle question pour l’observation démocratique. Comment observer une campagne lorsque certaines opérations d’influence peuvent être lancées en quelques minutes, amplifiées par des milliers de comptes et disparaître presque aussi rapidement qu’elles sont apparues ?
Aux traditionnelles affiches électorales s’ajoutent désormais vidéos virales, contenus sponsorisés, montages, rumeurs, extraits sortis de leur contexte et, nouveauté supplémentaire, contenus produits ou modifiés par intelligence artificielle.
DOUZE JOURS POUR CONVAINCRE
Le véritable enjeu commence donc maintenant. Les partis ont beaucoup parlé de programmes. Ils devront désormais expliquer en quelques jours ce qu’ils proposent réellement aux Marocains : pouvoir d’achat, emploi, santé, école, logement, retraites, jeunesse, monde rural, investissement ou protection sociale.
Une campagne électorale n’est pas seulement une compétition entre logos et candidats. Elle devrait être ce moment rare où plusieurs projets de société sont placés simultanément devant le citoyen.
Les 3.006 observateurs regarderont le scrutin. Les journalistes regarderont la campagne. Mais le 23 septembre, il restera un observateur plus important que tous les autres : l’électeur marocain lui-même.
Une campagne électorale n’est pas seulement une compétition entre logos et candidats. Elle devrait être ce moment rare où plusieurs projets de société sont placés simultanément devant le citoyen.
Les 3.006 observateurs regarderont le scrutin. Les journalistes regarderont la campagne. Mais le 23 septembre, il restera un observateur plus important que tous les autres : l’électeur marocain lui-même.


