Le ministère de l’Intérieur vérifie actuellement des signalements provenant de plusieurs régions. Rien ne permet encore de conclure à une infraction établie. Mais l’affaire pose une question beaucoup plus large : à l’heure des campagnes numériques, qui peut utiliser notre numéro de téléphone pour tenter d’influencer notre vote ?
Votre école connaît votre numéro. Votre banque aussi.
Votre salle de sport, votre association, votre opérateur téléphonique ou le commerce auprès duquel vous avez créé un compte peuvent également le connaître.
Mais leur avoir communiqué ce numéro signifie-t-il qu’ils peuvent l’utiliser pour vous envoyer un message électoral ?
La réponse ne peut évidemment pas être automatique.
Le sujet est devenu très concret à quelques semaines des législatives du 23 septembre.
Selon des informations publiées le 2 septembre, des rapports émanant de services territoriaux dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès ont conduit les services centraux du ministère de l’Intérieur à procéder à des vérifications.
Les soupçons portent sur une possible exploitation de données communiquées par des parents lors des inscriptions scolaires 2026-2027 afin de diffuser des messages comportant des références politiques.
À ce stade, il faut être précis : des vérifications sont en cours. Cela ne signifie ni que les faits sont définitivement établis ni qu’une responsabilité pénale a été démontrée.
Votre école connaît votre numéro. Votre banque aussi.
Votre salle de sport, votre association, votre opérateur téléphonique ou le commerce auprès duquel vous avez créé un compte peuvent également le connaître.
Mais leur avoir communiqué ce numéro signifie-t-il qu’ils peuvent l’utiliser pour vous envoyer un message électoral ?
La réponse ne peut évidemment pas être automatique.
Le sujet est devenu très concret à quelques semaines des législatives du 23 septembre.
Selon des informations publiées le 2 septembre, des rapports émanant de services territoriaux dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès ont conduit les services centraux du ministère de l’Intérieur à procéder à des vérifications.
Les soupçons portent sur une possible exploitation de données communiquées par des parents lors des inscriptions scolaires 2026-2027 afin de diffuser des messages comportant des références politiques.
À ce stade, il faut être précis : des vérifications sont en cours. Cela ne signifie ni que les faits sont définitivement établis ni qu’une responsabilité pénale a été démontrée.
Un numéro de téléphone a une finalité
Mais le cas illustre parfaitement un principe essentiel de la protection des données.
Lorsqu’un parent donne son numéro à une école, il le fait notamment pour être contacté au sujet de la scolarité de son enfant. Il ne consent pas automatiquement à devenir la cible d’une campagne politique.
La CNDP venait justement de rappeler aux formations politiques leurs obligations concernant le traitement des données personnelles pendant la période électorale.
Et la question est encore plus sensible lorsqu’une donnée permet de révéler ou d’inférer une opinion politique.
Lorsqu’un parent donne son numéro à une école, il le fait notamment pour être contacté au sujet de la scolarité de son enfant. Il ne consent pas automatiquement à devenir la cible d’une campagne politique.
La CNDP venait justement de rappeler aux formations politiques leurs obligations concernant le traitement des données personnelles pendant la période électorale.
Et la question est encore plus sensible lorsqu’une donnée permet de révéler ou d’inférer une opinion politique.
Le nouveau pétrole électoral ?
Pendant longtemps, une campagne se construisait avec des affiches, des meetings, des tracts et des militants.
Elle se construit désormais aussi avec des bases de données.
Elle se construit désormais aussi avec des bases de données.
- Qui habite où ?
- Qui a quel âge ?
- Qui possède un téléphone ?
- Qui a ouvert tel message ?
- Qui appartient à telle catégorie professionnelle ?
Plus ces informations peuvent être croisées, plus le ciblage devient puissant. Le risque n’est donc pas uniquement qu’un candidat récupère quelques numéros. Le véritable enjeu est la constitution progressive de profils électoraux numériques.
Une campagne moderne exige de nouvelles règles
Les partis ont parfaitement le droit de communiquer avec les citoyens dans le respect du cadre légal.
Le numérique est même devenu indispensable à une campagne moderne.
Mais une démocratie ne peut accepter que n’importe quelle base constituée pour une activité commerciale, scolaire, associative ou professionnelle soit silencieusement transformée en fichier électoral.
La question dépasse donc largement les établissements actuellement évoqués. Elle concerne toutes les organisations qui possèdent nos coordonnées.
En 2026, protéger la sincérité d’une élection ne consiste plus seulement à protéger les urnes. Il faut aussi protéger les données qui permettent d’arriver jusqu’aux électeurs.
Car notre numéro de téléphone n’est pas un bulletin de vote.
Le numérique est même devenu indispensable à une campagne moderne.
Mais une démocratie ne peut accepter que n’importe quelle base constituée pour une activité commerciale, scolaire, associative ou professionnelle soit silencieusement transformée en fichier électoral.
La question dépasse donc largement les établissements actuellement évoqués. Elle concerne toutes les organisations qui possèdent nos coordonnées.
En 2026, protéger la sincérité d’une élection ne consiste plus seulement à protéger les urnes. Il faut aussi protéger les données qui permettent d’arriver jusqu’aux électeurs.
Car notre numéro de téléphone n’est pas un bulletin de vote.


