Cette inquiétude n’est pas un simple réflexe nostalgique.
Elle traduit une intuition juste : le papier et le livre ne sont pas de simples supports techniques, mais des objets culturels, éducatifs et cognitifs à préserver. Ils structurent le rapport au savoir, au temps, à la mémoire et à la transmission.
C’est dans ce contexte que l’article Éloge du papier, publié dans Le Monde diplomatique, mérite une lecture attentive au Maroc.
Non pour opposer le papier au numérique ou à l’intelligence artificielle, mais parce qu’il pose une question stratégique trop rarement formulée : qui gouverne aujourd’hui nos conditions de pensée à l’ère du numérique et de l’IA ?
C’est dans ce contexte que l’article Éloge du papier, publié dans Le Monde diplomatique, mérite une lecture attentive au Maroc.
Non pour opposer le papier au numérique ou à l’intelligence artificielle, mais parce qu’il pose une question stratégique trop rarement formulée : qui gouverne aujourd’hui nos conditions de pensée à l’ère du numérique et de l’IA ?
Le papier n’est pas un simple médium.
C’est une technologie de la pensée. Il impose une lecture continue, un temps long, une attention soutenue.
À l’inverse, l’écosystème numérique contemporain amplifié par l’IA générative repose sur la fragmentation, l’urgence et la sollicitation permanente.
La souveraineté cognitive désigne la capacité d’une société à maîtriser ses conditions d’attention, de compréhension et de jugement, sans dépendre de systèmes techniques opaques.
À l’ère de l’intelligence artificielle, défendre le papier n’est pas refuser le progrès. C’est rappeler que penser exige du temps.
Par Dr Az-Eddine Bennani
À l’inverse, l’écosystème numérique contemporain amplifié par l’IA générative repose sur la fragmentation, l’urgence et la sollicitation permanente.
La souveraineté cognitive désigne la capacité d’une société à maîtriser ses conditions d’attention, de compréhension et de jugement, sans dépendre de systèmes techniques opaques.
À l’ère de l’intelligence artificielle, défendre le papier n’est pas refuser le progrès. C’est rappeler que penser exige du temps.
Par Dr Az-Eddine Bennani