L’employabilité est un enjeu économique autant que social.
Pour les entreprises, disposer de compétences adaptées conditionne la productivité, l’innovation et la compétitivité. Pour le pays, une meilleure insertion professionnelle favorise la création de valeur, réduit le coût du sous-emploi des compétences et contribue à une croissance plus inclusive.
À l’inverse, les difficultés d’accès au premier emploi et la sous-utilisation des qualifications représentent une perte de potentiel humain et économique.
Cela invite à interroger l’efficacité des politiques d’insertion au-delà des budgets engagés et du nombre de bénéficiaires.
Les résultats doivent également être appréciés à travers des indicateurs concrets : accès à un emploi durable, adéquation entre formation et poste occupé, évolution professionnelle, rémunération et qualité des conditions de travail.
Former sans débouchés suffisants, ou créer des emplois sans perspectives d’évolution, ne peut constituer une réponse durable.
À l’inverse, les difficultés d’accès au premier emploi et la sous-utilisation des qualifications représentent une perte de potentiel humain et économique.
Cela invite à interroger l’efficacité des politiques d’insertion au-delà des budgets engagés et du nombre de bénéficiaires.
Les résultats doivent également être appréciés à travers des indicateurs concrets : accès à un emploi durable, adéquation entre formation et poste occupé, évolution professionnelle, rémunération et qualité des conditions de travail.
Former sans débouchés suffisants, ou créer des emplois sans perspectives d’évolution, ne peut constituer une réponse durable.
La responsabilité doit être partagée entre les pouvoirs publics, les établissements de formation et les entreprises.
L’État doit favoriser la cohérence des politiques d’éducation, de formation et d’emploi, soutenir les initiatives efficaces et évaluer leurs résultats. Les universités et les établissements de formation doivent renforcer l’orientation professionnelle, l’apprentissage par la pratique et l’adaptation de leurs programmes aux transformations économiques et technologiques.
Les entreprises, quant à elles, doivent s’impliquer davantage dans la préparation des futurs collaborateurs et investir dans le développement des compétences.
Plusieurs leviers méritent d’être renforcés : l’alternance, les stages qualifiants, les partenariats entre universités et entreprises, le mentorat et l’accompagnement des jeunes diplômés lors de leur première expérience professionnelle.
À ces dispositifs doivent s’ajouter les compétences comportementales — communication, intelligence émotionnelle, esprit critique, coopération et capacité d’adaptation — devenues essentielles dans des environnements de travail en mutation rapide, notamment sous l’effet de l’intelligence artificielle.
La régionalisation avancée peut également contribuer à cette dynamique, en rapprochant les formations des besoins économiques locaux et en favorisant les synergies entre entreprises, collectivités territoriales et établissements d’enseignement.
L’objectif est de construire des écosystèmes dans lesquels les talents peuvent se former, travailler et évoluer sans que les opportunités soient excessivement concentrées dans quelques pôles économiques.
Enfin, l’insertion ne saurait être dissociée de la notion d’emploi décent. La qualité des emplois créés, la rémunération, la protection sociale, les conditions de travail et les perspectives de carrière sont déterminantes pour garantir une autonomie économique réelle et restaurer la confiance des jeunes dans leur avenir professionnel.
Le Projet de Loi de Finances 2027 offre ainsi l’occasion de placer le capital humain au cœur de l’ambition économique nationale.
L’enjeu est de passer d’une logique de dispositifs à une logique de résultats, en évaluant les politiques publiques à l’aune de leur capacité à produire une insertion durable et à valoriser les compétences.
Les entreprises, quant à elles, doivent s’impliquer davantage dans la préparation des futurs collaborateurs et investir dans le développement des compétences.
Plusieurs leviers méritent d’être renforcés : l’alternance, les stages qualifiants, les partenariats entre universités et entreprises, le mentorat et l’accompagnement des jeunes diplômés lors de leur première expérience professionnelle.
À ces dispositifs doivent s’ajouter les compétences comportementales — communication, intelligence émotionnelle, esprit critique, coopération et capacité d’adaptation — devenues essentielles dans des environnements de travail en mutation rapide, notamment sous l’effet de l’intelligence artificielle.
La régionalisation avancée peut également contribuer à cette dynamique, en rapprochant les formations des besoins économiques locaux et en favorisant les synergies entre entreprises, collectivités territoriales et établissements d’enseignement.
L’objectif est de construire des écosystèmes dans lesquels les talents peuvent se former, travailler et évoluer sans que les opportunités soient excessivement concentrées dans quelques pôles économiques.
Enfin, l’insertion ne saurait être dissociée de la notion d’emploi décent. La qualité des emplois créés, la rémunération, la protection sociale, les conditions de travail et les perspectives de carrière sont déterminantes pour garantir une autonomie économique réelle et restaurer la confiance des jeunes dans leur avenir professionnel.
Le Projet de Loi de Finances 2027 offre ainsi l’occasion de placer le capital humain au cœur de l’ambition économique nationale.
L’enjeu est de passer d’une logique de dispositifs à une logique de résultats, en évaluant les politiques publiques à l’aune de leur capacité à produire une insertion durable et à valoriser les compétences.
Le Maroc ne pourra pleinement tirer parti de son potentiel économique sans faire de sa jeunesse une priorité stratégique.
Former les talents est indispensable ; leur donner les moyens de contribuer, d’innover et de progresser est tout aussi essentiel.
C’est à cette condition que l’investissement dans la jeunesse deviendra un véritable levier de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.
C’est à cette condition que l’investissement dans la jeunesse deviendra un véritable levier de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.
À propos de l’auteure :
Sofia Nouri est la fondatrice d’Africa Talent Advisory, cabinet de conseil spécialisé en stratégie RH, gestion des talents et développement du leadership.
Forte de plus de 25 ans d’expérience internationale en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et aux États-Unis, elle accompagne les organisations dans leurs projets de transformation et de développement du capital humain.
Professeure vacataire auprès de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, dont l’UIR, l’UM6P, ESSEC Africa et Arts et Métiers–Campus de Rabat, elle intervient notamment sur le leadership, l’employabilité et le développement professionnel.
Elle est titulaire du Higher Education Teaching Certificate de l’Université Harvard.
Forte de plus de 25 ans d’expérience internationale en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et aux États-Unis, elle accompagne les organisations dans leurs projets de transformation et de développement du capital humain.
Professeure vacataire auprès de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, dont l’UIR, l’UM6P, ESSEC Africa et Arts et Métiers–Campus de Rabat, elle intervient notamment sur le leadership, l’employabilité et le développement professionnel.
Elle est titulaire du Higher Education Teaching Certificate de l’Université Harvard.