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En Malaisie, Astaka Morocco conserve la mémoire d'un dialogue entre deux Royaumes


Rédigé par La Rédaction le Samedi 18 Juillet 2026



Construit à Putrajaya au début des années 2000, Astaka Morocco reproduit plusieurs codes de l'architecture marocaine.
   
Le pavillon demeure un curieux trait d'union culturel, loin de Fès, Marrakech ou Rabat.
Installé dans le jardin botanique de la capitale administrative malaisienne, le pavillon a été réalisé dans le cadre des relations culturelles entre le Maroc et la Malaisie.
   
Les autorités locales situent sa construction entre 2003 et 2004.
   
Mosaïques géométriques, bois travaillé, motifs sculptés et inscriptions calligraphiques y composent une représentation assumée du patrimoine marocain.
L'ensemble ne reproduit pas un monument unique. Il rassemble plutôt plusieurs références architecturales et décoratives, adaptées à un environnement tropical qui leur donne une résonance inattendue.
   
Astaka Morocco raconte la puissance d'un savoir-faire capable de voyager. Le zellige et le plâtre ciselé deviennent ici des outils de diplomatie culturelle.
Ils offrent aux visiteurs malaisiens un premier contact avec le Royaume, parfois bien avant un éventuel voyage à Marrakech ou à Fès.
   
Une vitrine de ce type simplifie forcément ce qu'elle montre. L'architecture marocaine ne se résume pas aux palais, aux patios et aux ornements. Elle comprend aussi des traditions rurales, amazighes, sahariennes et contemporaines qui restent moins visibles dans cette mise en scène officielle.
   
Plus de vingt ans après son achèvement, le pavillon continue pourtant de remplir une fonction précieuse : susciter la curiosité.
   
Sous le climat de Putrajaya, le Maroc n'est pas seulement exposé. Il est interprété — avec beauté, et avec les limites inévitables de toute représentation.




Samedi 18 Juillet 2026