Face aux critiques et aux attentes élevées, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa politique en faveur de l’enseignement préscolaire et du développement de l’école rurale. Il met en avant les progrès réalisés en matière de généralisation et d’amélioration pédagogique, tout en reconnaissant des défis persistants liés aux inégalités territoriales.
Intervenant sur un dossier considéré comme prioritaire, Mohamed Saad Berrada a rappelé que l’extension du préscolaire constitue l’un des piliers de la réforme éducative en cours au Maroc. L’objectif est clair : offrir à tous les enfants, dès le plus jeune âge, un socle d’apprentissages favorisant l’égalité des chances, indépendamment de leur origine sociale ou géographique. Selon le ministère, des avancées significatives ont été enregistrées ces dernières années, notamment en matière de taux de scolarisation et de structuration de l’offre éducative.
Le préscolaire est désormais présenté comme un levier décisif pour lutter contre l’échec scolaire précoce. Les autorités soulignent que l’acquisition des compétences de base – langage, socialisation, motricité – conditionne largement la réussite ultérieure des élèves. Dans ce cadre, le déploiement d’unités de préscolaire intégré, y compris en milieu rural, est mis en avant comme un effort inédit pour réduire les écarts historiques entre villes et campagnes.
L’école rurale demeure toutefois le maillon le plus sensible de cette stratégie. Malgré les investissements consentis, les contraintes logistiques et humaines persistent : éloignement des établissements, déficit d’infrastructures, attractivité limitée pour les enseignants et conditions de vie parfois difficiles. Le ministre reconnaît ces réalités, tout en insistant sur les programmes de mise à niveau des écoles, de transport scolaire et de cantines, destinés à améliorer la rétention des élèves et à limiter le décrochage.
Sur le plan pédagogique, la réforme défendue par Berrada repose sur une montée en qualité de l’encadrement. La formation des éducateurs du préscolaire et des enseignants en milieu rural est présentée comme un axe central, avec l’ambition d’harmoniser les pratiques et d’introduire des approches plus actives et inclusives. Les partenariats avec des acteurs associatifs et institutionnels sont également mobilisés pour accélérer la généralisation du préscolaire, dans un cadre encadré par l’État.
Les enjeux sociaux de cette politique sont considérables. L’accès équitable à une éducation de qualité dès le plus jeune âge est perçu comme un investissement de long terme, susceptible de réduire les inégalités structurelles et de renforcer la mobilité sociale. Pour les territoires ruraux, l’école joue en outre un rôle de stabilisation démographique et de cohésion communautaire, au-delà de sa fonction strictement éducative.
Les critiques, toutefois, pointent un décalage entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. Certaines voix appellent à une évaluation plus fine de l’impact réel des dispositifs, notamment en termes de qualité des apprentissages et de continuité éducative entre préscolaire et primaire. La question de la gouvernance et du suivi des programmes reste également posée, dans un système éducatif complexe et fortement sollicité.
En défendant sa copie, le ministre s’inscrit dans une logique de réforme progressive, consciente de ses limites mais résolue à maintenir le cap. L’enjeu, désormais, est de transformer les avancées quantitatives en gains qualitatifs durables. Car de la réussite du préscolaire et de l’école rurale dépend, en grande partie, la capacité du système éducatif marocain à tenir sa promesse d’égalité des chances.
Intervenant sur un dossier considéré comme prioritaire, Mohamed Saad Berrada a rappelé que l’extension du préscolaire constitue l’un des piliers de la réforme éducative en cours au Maroc. L’objectif est clair : offrir à tous les enfants, dès le plus jeune âge, un socle d’apprentissages favorisant l’égalité des chances, indépendamment de leur origine sociale ou géographique. Selon le ministère, des avancées significatives ont été enregistrées ces dernières années, notamment en matière de taux de scolarisation et de structuration de l’offre éducative.
Le préscolaire est désormais présenté comme un levier décisif pour lutter contre l’échec scolaire précoce. Les autorités soulignent que l’acquisition des compétences de base – langage, socialisation, motricité – conditionne largement la réussite ultérieure des élèves. Dans ce cadre, le déploiement d’unités de préscolaire intégré, y compris en milieu rural, est mis en avant comme un effort inédit pour réduire les écarts historiques entre villes et campagnes.
L’école rurale demeure toutefois le maillon le plus sensible de cette stratégie. Malgré les investissements consentis, les contraintes logistiques et humaines persistent : éloignement des établissements, déficit d’infrastructures, attractivité limitée pour les enseignants et conditions de vie parfois difficiles. Le ministre reconnaît ces réalités, tout en insistant sur les programmes de mise à niveau des écoles, de transport scolaire et de cantines, destinés à améliorer la rétention des élèves et à limiter le décrochage.
Sur le plan pédagogique, la réforme défendue par Berrada repose sur une montée en qualité de l’encadrement. La formation des éducateurs du préscolaire et des enseignants en milieu rural est présentée comme un axe central, avec l’ambition d’harmoniser les pratiques et d’introduire des approches plus actives et inclusives. Les partenariats avec des acteurs associatifs et institutionnels sont également mobilisés pour accélérer la généralisation du préscolaire, dans un cadre encadré par l’État.
Les enjeux sociaux de cette politique sont considérables. L’accès équitable à une éducation de qualité dès le plus jeune âge est perçu comme un investissement de long terme, susceptible de réduire les inégalités structurelles et de renforcer la mobilité sociale. Pour les territoires ruraux, l’école joue en outre un rôle de stabilisation démographique et de cohésion communautaire, au-delà de sa fonction strictement éducative.
Les critiques, toutefois, pointent un décalage entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. Certaines voix appellent à une évaluation plus fine de l’impact réel des dispositifs, notamment en termes de qualité des apprentissages et de continuité éducative entre préscolaire et primaire. La question de la gouvernance et du suivi des programmes reste également posée, dans un système éducatif complexe et fortement sollicité.
En défendant sa copie, le ministre s’inscrit dans une logique de réforme progressive, consciente de ses limites mais résolue à maintenir le cap. L’enjeu, désormais, est de transformer les avancées quantitatives en gains qualitatifs durables. Car de la réussite du préscolaire et de l’école rurale dépend, en grande partie, la capacité du système éducatif marocain à tenir sa promesse d’égalité des chances.