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Entre héritage et modernité, “Bab El Khir” relance la fiction patrimoniale marocaine


Rédigé par le Vendredi 30 Janvier 2026

Mohamed Khouyi revient avec “Bab El Khir”, mini-série patrimoniale en 4 épisodes: amour contrarié, pouvoir et traditions au cœur d’une tribu.



Entre héritage et modernité, “Bab El Khir” relance la fiction patrimoniale marocaine
Le comédien marocain Mohamed Khouyi revient sur le petit écran à travers “Bab El Khir”, une mini-série patrimoniale en quatre épisodes qui replonge le public dans l’univers des tribus d’antan et des conflits humains façonnant les relations sociales.

La série s’enracine au cœur du récit traditionnel en suivant une histoire d’amour née au sein d’une tribu proche des cascades d’Ouzoud, entre un jeune homme modeste et une jeune femme issue d’une famille influente. Confronté au poids des traditions et aux barrières de classe, ce sentiment déclenche une chaîne de tensions qui pousse le héros à quitter la tribu pour la ville à la recherche d’un avenir meilleur, tandis que l’héroïne choisit de rester et de s’engager dans une longue quête, fidèle à sa mémoire malgré l’éloignement et l’attente.

L’intrigue se complexifie avec l’arrivée d’un troisième protagoniste, épris en secret de l’héroïne, dont la fidélité à son premier amour crée un triangle émotionnel chargé: un conflit intérieur entre désir et réalité, entre loyauté et rêve impossible.

Au cœur du récit, “Bab El Khir” met aussi en scène un grand marchand, figure redoutée de la tribu, connu pour sa dureté et sa tyrannie. Interprété par Mohamed Khouyi, ce patriarche refuse de voir sa fille s’unir à un jeune homme jugé indigne sur les plans social et matériel. Les événements s’accélèrent lorsque la jeune femme décide de s’enfuir pour retrouver son bien-aimé, aidée par un autre jeune homme, sincèrement attaché à elle, qui l’accompagne malgré sa conscience de n’être qu’un soutien provisoire.

La tension atteint son apogée lorsque l’héroïne découvre que son premier amour s’est marié. Son père, soucieux de préserver son image et son autorité, dissimule la vérité sur sa fuite en colportant la version d’un enlèvement afin d’éviter toute atteinte à son prestige au sein de la communauté tribale.

Dans ce rôle, Mohamed Khouyi incarne le “chef de tribu”, un homme craint pour sa puissance et son influence, qui opère à un moment charnière un virage stratégique: adoucir son image et se rapprocher des habitants, dans l’espoir de conquérir un pouvoir supérieur. Un basculement dramatique qui interroge la nature de l’autorité, l’intérêt personnel et les limites d’un changement véritable.

La distribution réunit plusieurs visages connus, dont Abdelhak Belmajhed, Saïd Nadif, Khadija Hamani, Abdellatif Chawki et Moncef Kabri, aux côtés de Mohamed Khouyi. La réalisation est signée Mohamed Bouhajri, qui a opté pour un tournage à Azilal et dans ses environs, tirant parti de la richesse des paysages et de la beauté des montagnes pour servir l’esthétique patrimoniale de la série.

Avec “Bab El Khir”, les créateurs misent sur un récit humain où se nouent amour, pouvoir et lutte des classes, dans un format court qui redonne souffle à la fiction patrimoniale et lui offre un nouvel élan sur l’écran marocain.




Vendredi 30 Janvier 2026