Une intégration industrielle accrue
À seulement 14 kilomètres de distance, les économies marocaine et espagnole se sont fortement intégrées. L’industrie automobile illustre cette dynamique ; des composants fabriqués en Espagne sont utilisés pour produire des véhicules au Maroc, ensuite exportés vers l’Europe. Cette coopération dépasse le commerce traditionnel et montre une chaîne de valeur partagée, avec une complémentarité croissante dans les nouveaux segments, notamment les véhicules électriques.
Textile, agriculture et pêche : des piliers de la coopération
Le Maroc s’impose comme un fournisseur stratégique pour l’Espagne dans plusieurs secteurs. Dans le textile, il alimente les ateliers d’Inditex, dont une grande partie des produits exportés vers les États-Unis est fabriquée au Maroc. L’agriculture constitue un autre axe fort : près de 26 % des fruits et légumes espagnols proviennent du Royaume, représentant plus de 188.000 tonnes pour 481 millions d’euros au début de 2025. La pêche complète ce triptyque, avec plus de 130 millions de dollars de produits de la mer exportés vers l’Espagne en 2024.
Cette complémentarité historique crée un véritable système productif partagé, consolidant l’interdépendance des deux économies.
Cette complémentarité historique crée un véritable système productif partagé, consolidant l’interdépendance des deux économies.
Des investissements en forte progression
Si l’Espagne n’est pas encore le premier investisseur au Maroc, sa position s’améliore. Elle est passée de la sixième à la quatrième place parmi les investisseurs étrangers. Les secteurs clés incluent le tourisme, les infrastructures et l’industrie aéronautique. Parallèlement, les entreprises marocaines commencent à investir en Espagne pour la première fois à hauteur d’un milliard de dirhams, dans la distribution et les acquisitions.
Selon Adil Rais, la prochaine étape est claire ; développer l’investissement comme moteur principal de la coopération économique bilatérale.