Un jugement historique au Nouveau-Mexique
Le jury a conclu que Meta exposait des enfants à des contenus inappropriés et à des prédateurs sexuels, violant ainsi leur sécurité. Le groupe californien a été condamné à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts, une somme importante mais inférieure aux deux milliards réclamés par le procureur Raul Torrez, à l’origine de la plainte déposée fin 2023. Selon ce dernier, les applications du groupe étaient « une destination de choix des prédateurs pour échanger des contenus pédopornographiques et solliciter des faveurs sexuelles auprès de mineurs ».
Des critiques sur la communication et la protection des mineurs
Lors des débats, le ministère public a accusé Meta d’avoir communiqué de manière trompeuse sur ses mesures de protection des enfants, tout en encourageant la surconsommation de ses plateformes par les mineurs. Les arguments avancés s’apparentent à ceux d’un autre procès en cours à Los Angeles, impliquant Meta et Google. Dans ce dossier californien, une plaignante affirme que la conception des applications pour maximiser le temps passé sur Instagram et YouTube a entraîné chez elle dépression, anxiété et troubles de l’image de soi.
Meta prépare son appel
Quelques minutes après l’annonce du verdict, un porte-parole de Meta a déclaré que le groupe allait faire appel. Il a rappelé les efforts déployés pour protéger les utilisateurs et pour identifier les contenus et utilisateurs malveillants, tout en reconnaissant les défis liés à cette mission.
Un signal fort pour les autres procédures
Cette décision intervient dans un contexte où des centaines de procédures similaires sont en cours aux États-Unis. Le procès de Los Angeles, encore en délibération, pourrait lui aussi créer un précédent national, influençant la manière dont les géants technologiques devront répondre de leur rôle face aux utilisateurs mineurs et aux risques associés à leurs plateformes.