Le Musée Yves Saint Laurent Marrakech (mYSLm) lève le voile sur le destin hors du commun d'une femme libre et audacieuse. Du 3 octobre 2026 au 7 mars 2027, l'exposition « Sur les traces d'Odette du Puigaudeau » rend hommage à cette aventurière, dessinatrice et ethnologue autodidacte, tombée sous le charme des cultures nomades du Sahara et du Maroc.
C'est l'histoire d'une femme qui a refusé les conventions de son époque pour embrasser l'inconnu. Née en 1894 à Saint-Nazaire, Odette du Puigaudeau a mené mille vies avant de trouver sa véritable vocation. Tour à tour dessinatrice scientifique, styliste chez Jeanne Lanvin, journaliste sous pseudonyme masculin, et même navigatrice sur des thoniers bretons, elle finit par répondre à l'appel du grand large et des étendues arides.
En 1933, accompagnée de la journaliste et peintre Marion Sénones qui partagera toutes ses routes, elle embarque pour la Mauritanie sans mission officielle ni financement. Ce voyage initiatique marque le début de plus de vingt-cinq ans d'exploration ininterrompue à travers les déserts.
Une immersion totale dans les cultures nomades
De la côte atlantique mauritanienne à Tombouctou, en passant par les ruelles de Oualata et le Sud marocain (Tiznit, Foum el Hassan), Odette du Puigaudeau devient l'une des plus fines observatrices des peuples sahariens. Parcourant des milliers de kilomètres à dos de dromadaire, elle partage le quotidien des nomades, allant jusqu'à suivre la grande caravane de sel de l'azalaï.
De ces cinq années d'immersion totale, elle tire une matière inestimable : dessins, photographies, carnets de notes et récits (dont "Pieds nus à travers la Mauritanie"). Son travail rigoureux sur la culture matérielle du désert lui vaudra la reconnaissance des savants de son temps. En 1961, l'exploratrice pose définitivement ses valises à Rabat, où elle poursuivra ses travaux de documentation et d'ethnologie jusqu'à son décès en 1991.
Une exposition immersive et inédite au mYSLm
Pour la première fois au Maroc, une exposition d'envergure retrace ce destin romanesque. Découpée en trois chapitres chronologiques, la rétrospective rassemble plus de 200 œuvres et documents issus des collections du musée Pierre Bergé des arts berbères, de la Fondation Jardin Majorelle et de prêts privés.
Le public pourra y découvrir des photographies, des manuscrits, des aquarelles, mais aussi des objets du quotidien nomade dont une véritable tente traditionnelle (khaymat) dressée au cœur du parcours. Des archives sonores et des extraits de films documentaires viendront prolonger cette immersion sensorielle.
Co-organisée par Hayate Machache et la biographe Monique Vérité, avec une scénographie signée Jasmin Oezcebi (Centre Pompidou), cette exposition invite à marcher dans les pas d'une pionnière qui admirait chez les nomades « ce fier détachement des biens matériels qui fait les hommes libres ». Une philosophie dont elle avait fait sa propre règle de vie.
C'est l'histoire d'une femme qui a refusé les conventions de son époque pour embrasser l'inconnu. Née en 1894 à Saint-Nazaire, Odette du Puigaudeau a mené mille vies avant de trouver sa véritable vocation. Tour à tour dessinatrice scientifique, styliste chez Jeanne Lanvin, journaliste sous pseudonyme masculin, et même navigatrice sur des thoniers bretons, elle finit par répondre à l'appel du grand large et des étendues arides.
En 1933, accompagnée de la journaliste et peintre Marion Sénones qui partagera toutes ses routes, elle embarque pour la Mauritanie sans mission officielle ni financement. Ce voyage initiatique marque le début de plus de vingt-cinq ans d'exploration ininterrompue à travers les déserts.
Une immersion totale dans les cultures nomades
De la côte atlantique mauritanienne à Tombouctou, en passant par les ruelles de Oualata et le Sud marocain (Tiznit, Foum el Hassan), Odette du Puigaudeau devient l'une des plus fines observatrices des peuples sahariens. Parcourant des milliers de kilomètres à dos de dromadaire, elle partage le quotidien des nomades, allant jusqu'à suivre la grande caravane de sel de l'azalaï.
De ces cinq années d'immersion totale, elle tire une matière inestimable : dessins, photographies, carnets de notes et récits (dont "Pieds nus à travers la Mauritanie"). Son travail rigoureux sur la culture matérielle du désert lui vaudra la reconnaissance des savants de son temps. En 1961, l'exploratrice pose définitivement ses valises à Rabat, où elle poursuivra ses travaux de documentation et d'ethnologie jusqu'à son décès en 1991.
Une exposition immersive et inédite au mYSLm
Pour la première fois au Maroc, une exposition d'envergure retrace ce destin romanesque. Découpée en trois chapitres chronologiques, la rétrospective rassemble plus de 200 œuvres et documents issus des collections du musée Pierre Bergé des arts berbères, de la Fondation Jardin Majorelle et de prêts privés.
Le public pourra y découvrir des photographies, des manuscrits, des aquarelles, mais aussi des objets du quotidien nomade dont une véritable tente traditionnelle (khaymat) dressée au cœur du parcours. Des archives sonores et des extraits de films documentaires viendront prolonger cette immersion sensorielle.
Co-organisée par Hayate Machache et la biographe Monique Vérité, avec une scénographie signée Jasmin Oezcebi (Centre Pompidou), cette exposition invite à marcher dans les pas d'une pionnière qui admirait chez les nomades « ce fier détachement des biens matériels qui fait les hommes libres ». Une philosophie dont elle avait fait sa propre règle de vie.