Les associations nationales disposent d’un délai de 53 jours pour rendre leur décision. D’après The Times, deux options leur sont proposées : adhérer au programme et bénéficier d’un financement de 40 millions de dollars, ou refuser d’y participer et percevoir une enveloppe limitée à 10 millions de dollars.
Cet écart de 30 millions de dollars entre les deux scénarios nourrit les critiques. Plusieurs observateurs dénoncent une pression financière susceptible d’influencer le vote des fédérations sur une réforme aux enjeux majeurs pour la gouvernance du football mondial.
Toujours selon le média britannique, une source proche du dossier a même qualifié cette stratégie de « pure corruption », estimant que l’incitation financière pourrait peser sur la décision des associations membres au moment de se prononcer sur le projet.
Le programme FIFA Forward Enterprise ambitionne de créer une nouvelle entité commerciale chargée de gérer certains droits liés à la Coupe du monde, avec la possibilité d’accueillir des investisseurs privés. Pour Gianni Infantino, cette évolution doit permettre de renforcer le potentiel économique de la FIFA et de générer de nouvelles ressources destinées au développement du football au sein des fédérations.
Ses opposants redoutent, en revanche, une transformation profonde du modèle économique de l’instance dirigeante. Ils craignent qu’une telle ouverture ne renforce l’influence des capitaux privés sur la gouvernance et l’exploitation commerciale de la compétition la plus prestigieuse du football mondial.
À moins d’un an de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en 2027, ce projet s’impose déjà comme l’un des dossiers les plus sensibles de l’organisation. Les prochaines semaines, marquées par le vote des fédérations, devraient être déterminantes pour l’avenir de cette réforme qui continue de diviser le monde du football.