Une modernisation soutenue par la demande et le trafic
Porté par un trafic record de plus de 14 millions de passagers durant l’été 2025 et un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards de dirhams, l’ONCF consolide sa dynamique opérationnelle. Le réseau ferroviaire Marocain s’étend sur 2.295 kilomètres, dont près de 75 % sont électrifiés, plaçant le Maroc parmi les pays africains les plus avancés en matière d’infrastructure ferroviaire. Le parc compte également 4.723 wagons de fret, soulignant l’importance économique du transport ferroviaire de marchandises.
Ces importations françaises s’inscrivent dans un cycle d’investissement national ambitieux. Le Maroc prévoit un programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030, dont 53 milliards pour la ligne grande vitesse Kénitra–Marrakech et 29 milliards pour l’acquisition de 168 trains nouvelle génération.
Une coopération industrielle continue avec la France
Les 52 millions de dirhams importés illustrent la relation industrielle continue entre le Maroc et la France sur le segment ferroviaire technique. Il ne s’agit pas d’un contrat ponctuel mais d’un approvisionnement lié à la maintenance et l’exploitation quotidienne du réseau, renforçant la capacité technique de l’ONCF.
Parallèlement, le Maroc exporte également certains composants ferroviaires vers la France, bien que les volumes restent modestes, traduisant une insertion progressive dans la chaîne industrielle internationale.
Renforcer l’industrie ferroviaire locale
Alors que le programme ferroviaire national progresse sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le défi est désormais de développer les compétences et la production locales dans la chaîne d’approvisionnement ferroviaire. À l’image du secteur automobile, le rail pourrait évoluer vers un écosystème industriel marocain structuré, où les importations de pièces et équipements seraient progressivement complétées par des solutions fabriquées localement pour soutenir la modernisation du réseau.