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Fidadoc 2026 : la réalisatrice égyptienne Yomna Khattab présente son documentaire “50 mètres”


Rédigé par le Mercredi 24 Juin 2026

Au Festival international du film documentaire d’Agadir (Fidadoc), la réalisatrice égyptienne Yomna Khattab présente “50 mètres”, un film introspectif qui met en lumière les voix féminines dans le documentaire arabe.



Fidadoc 2026 : la réalisatrice égyptienne Yomna Khattab présente son documentaire “50 mètres”
La nouvelle édition du Festival international du film documentaire d’Agadir (Fidadoc) met en lumière la place des femmes arabes dans le cinéma documentaire, notamment à travers la projection du film « 50 mètres » de la réalisatrice égyptienne Yomna Khattab.

Dans une déclaration à la presse, la cinéaste explique que son film se construit autour d’un espace limité, transformé en un lieu propice à l’introspection et à la narration personnelle. À travers ce cadre restreint, le récit oscille entre l’expérience individuelle et des questionnements plus universels, abordant des thématiques liées à l’identité, aux émotions et aux préoccupations existentielles.

Yomna Khattab rappelle également avoir participé, il y a trois ans, à un atelier de développement dans le cadre de la résidence d’écriture du Fidadoc. Ce programme lui a permis de structurer son projet et d’enrichir son approche grâce à l’accompagnement de professionnels du documentaire et d’autres cinéastes égyptiens. Ce travail collaboratif a joué un rôle déterminant dans l’aboutissement du film après plusieurs années de réflexion et d’écriture.

La réalisatrice précise que « 50 mètres » a été présenté en première mondiale au Festival international du film documentaire de Copenhague (CPH:DOX) avant d’être projeté au Maroc dans le cadre de cette nouvelle édition du Fidadoc. Pour elle, cette étape marque l’aboutissement d’un long processus de création et de diffusion.

Heureuse de revenir au festival où son projet a vu le jour grâce à la résidence d’écriture, Yomna Khattab souligne que la projection de son film devant un public marocain jeune et passionné de cinéma documentaire donne une dimension particulière à cette présentation.

La cinéaste insiste enfin sur l’importance du soutien des festivals aux voix féminines dans le monde arabe, notamment lorsque celles-ci explorent des récits personnels ou intimes parfois jugés sensibles. Selon elle, ces projets ont besoin d’un accompagnement dès la phase de développement et de véritables espaces de diffusion afin de permettre aux réalisatrices d’exprimer librement leurs expériences, leurs relations familiales et leurs questionnements, tout en contribuant à briser certains tabous sociaux.




Mercredi 24 Juin 2026