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Finale Maroc–Sénégal : Raymond Hack fustige des sanctions de la CAF jugées insuffisantes


Rédigé par le Vendredi 30 Janvier 2026

Raymond Hack, ancien président sud-africain de la commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF), a vivement critiqué les décisions prises après les incidents ayant marqué la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, disputée le 18 janvier. Selon lui, l’instance continentale a manqué une occasion majeure d’imposer des sanctions à la hauteur de la gravité des faits.



Finale Maroc–Sénégal : Raymond Hack fustige des sanctions de la CAF jugées insuffisantes

Intervenant sur la chaîne publique sud-africaine SABC, Hack a estimé que les mesures disciplinaires annoncées sont « disproportionnées par rapport à la gravité des événements » survenus aussi bien sur la pelouse qu’en dehors. Fort de son expérience en matière de discipline sportive, il considère que la CAF n’a pas fait preuve de la fermeté attendue dans un contexte aussi sensible.


L’ancien responsable pointe en particulier le retrait des joueurs sénégalais du terrain après le penalty accordé au Maroc, suivi d’une interruption de plus de quatorze minutes avant la reprise du jeu. Une séquence qu’il juge extrêmement préjudiciable à l’image de la compétition, tant à l’échelle africaine qu’internationale.


Pour Raymond Hack, la responsabilité première incombe au sélectionneur sénégalais, qu’il accuse d’avoir donné l’instruction de quitter la pelouse. Un comportement qu’il qualifie de contraire à l’esprit du football et dont les conséquences, selon lui, n’ont pas été suffisamment sanctionnées. À ses yeux, une suspension de cinq matches assortie d’une amende reste largement en deçà du préjudice causé.


Il estime par ailleurs que les sanctions financières, aussi élevées soient-elles, ne suffisent pas dans ce type de situation. Hack plaide pour des mesures disciplinaires et administratives plus sévères, capables de créer un précédent dissuasif. Il rappelle que, dans d’autres contextes internationaux, des suspensions longues ont été infligées pour des comportements portant atteinte à l’éthique sportive, soulignant que la crédibilité des compétitions repose sur une application stricte et cohérente des règlements.


Concernant la demande marocaine visant à entériner la victoire à la suite du retrait sénégalais, Hack nuance toutefois son propos. Il rappelle que la décision d’interrompre définitivement un match ou d’en tirer des conséquences sportives relève avant tout de l’arbitre sur le terrain, et non uniquement des commissions disciplinaires a posteriori. Un élément qui, selon lui, complique l’interprétation réglementaire de ce dossier.


Il n’en demeure pas moins que l’ancien président de la commission de discipline estime que l’image de la CAF a été fragilisée par une application jugée peu rigoureuse des textes. Une instance organisatrice, insiste-t-il, doit incarner l’autorité et l’exemplarité, notamment auprès des jeunes générations. « C’est l’un des épisodes les plus gênants de l’histoire de la CAF », a-t-il affirmé.


Malgré des amendes globales dépassant le million de dollars infligées aux différentes parties, Raymond Hack considère que le véritable enjeu pour la CAF résidera dans sa capacité à faire respecter la discipline lors des prochaines compétitions. Pour rappel, l’instance africaine a rejeté la réclamation du Maroc concernant le résultat de la finale, estimant que le retrait temporaire des joueurs sénégalais ne justifiait pas l’attribution du match aux Lions de l’Atlas, une décision qui continue d’alimenter le débat sur l’application des règlements disciplinaires dans le football africain.





Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 30 Janvier 2026