Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 58,6 milliards DH à fin août 2026, contre 59,5 milliards de dirhams un an auparavant, selon la situation des charges et ressources du Trésor publiée par le ministère de l’Économie et des Finances. Les recettes ont progressé davantage que les dépenses sur la période.
Les recettes nettes ont atteint près de 280,4 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 64,8 % des prévisions de la loi de finances. Les recettes fiscales se sont élevées à plus de 247,5 milliards, en hausse de 10,3 %. Les dépenses ordinaires ont, elles, atteint 268,2 milliards DH, sous l’effet notamment des biens et services, des intérêts de la dette et de la compensation.
Les dépenses d’investissement ont totalisé 75,7 milliards de dirhams, soit une progression de 11,4 % sur un an. Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 4,9 milliards de dirhams, alors qu’ils affichaient un solde débiteur de 4,5 milliards à fin août 2025.
Pour le lecteur marocain, ces données décrivent l’exécution budgétaire à un moment précis et non le solde définitif de l’année. Leur suivi permet d’apprécier le rythme de mobilisation des recettes, le niveau des investissements publics et la charge des dépenses courantes. La comparaison pertinente restera celle de la prochaine situation du Trésor, établie sur le même périmètre statistique.