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Fintech : un investisseur saoudien mise sur la Daret, la tontine marocaine


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mardi 24 Mars 2026

La Daret, tontine marocaine revisitée, attire désormais l’attention des investisseurs étrangers. Abdulrahman Hashim Al-Khaldi, figure de la fintech saoudienne, mise sur ce modèle d’épargne collective qui combine tradition et innovation, révélant le potentiel d’une finance marocaine en pleine mutation.



Fintech : un investisseur saoudien mise sur la Daret, la tontine marocaine

Dans les cercles de la fintech à Riyad, Abdulrahman Hashim Al-Khaldi n’est pas un nom lancé au hasard. Membre exécutif d’un conglomérat familial saoudien de plus de 70 ans, il avance avec méthode. Son intérêt pour la Daret version modernisée de la tontine marocaine en dit long sur les dynamiques actuelles.
 

Car au Maroc, la tontine n’a jamais vraiment disparu. Elle a évolué, discrètement. Dans les quartiers, entre collègues, au sein des familles, ce système d’épargne collective continue de structurer des habitudes financières. Ce qui change aujourd’hui, c’est sa digitalisation. La Daret capte cette transition. Elle formalise, sécurise, et surtout simplifie un mécanisme bien connu.
 

Ce choix d’investissement n’est pas anodin. Il traduit une convergence entre tradition et innovation. Là où certains voient encore un modèle informel, d’autres y lisent un levier d’inclusion financière. Une manière aussi de toucher une population parfois éloignée des circuits bancaires classiques.
 

Un entrepreneur rencontré à Casablanca résumait la tendance avec lucidité : « Ce qu’on appelait débrouille devient une vraie stratégie financière ». La formule est brute, mais elle dit l’essentiel.
 

Au fond, ce pari saoudien dépasse le simple placement. Il ouvre une piste. Et si les solutions financières de demain, au Maroc, puisaient justement dans ces pratiques anciennes, adaptées aux exigences du numérique





Mardi 24 Mars 2026