Lors d’une conférence de presse tendue, le dirigeant espagnol de 79 ans a fermement rejeté toute idée de démission.
« Je ne vais pas démissionner », a-t-il déclaré, dénonçant une « campagne absurde » et « très organisée » destinée, selon lui, à nuire à son image et aux intérêts du club.
Président du Real Madrid entre 2000 et 2006, puis depuis 2009, Florentino Pérez a accusé l’existence d’un « courant anti-madridiste » cherchant à affaiblir le club, notamment dans certains médias.
« Je dois faire cela pour défendre les socios », a-t-il affirmé, évoquant des « ennemis internes et externes » pour justifier la convocation de nouvelles élections.
Le patron des Merengues n’a cependant pas précisé la date du scrutin, alors que le club compte près de 100.000 socios. Réélu sans opposition en janvier 2025 pour un mandat courant théoriquement jusqu’en 2029, Pérez a également lancé un message à ses éventuels concurrents.
« Si quelqu’un souhaite se présenter, qu’il le fasse, mais qu’il explique ce qu’il compte faire et comment il compte le financer », a-t-il lancé.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement délicat pour le Real Madrid, auteur d’une saison décevante malgré un effectif riche en stars comme Kylian Mbappé, Vinícius Júnior ou encore Jude Bellingham.
Le club madrilène a notamment quitté la UEFA Champions League dès les quarts de finale après son élimination face au FC Bayern Munich. Les Merengues ont également perdu dimanche le Clasico contre FC Barcelona (2-0), permettant au rival catalan de décrocher un nouveau sacre en Liga.
Quelques mois auparavant, le Real avait aussi été éliminé prématurément de la Copa del Rey après une défaite surprise contre Albacete Balompié, pensionnaire de deuxième division.
Sur le banc madrilène, Xabi Alonso puis Álvaro Arbeloa se sont succédé au cours de la saison, sans réussir à redresser durablement la situation sportive du club.