L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie prévoit d’établir 480 000 titres fonciers en 2026. Selon le rapport sur les établissements et entreprises publics accompagnant le projet de loi de finances 2027, 173 500 titres doivent provenir de l’immatriculation foncière d’ensemble, sur une superficie de 1,2 million d’hectares.
Les objectifs de l’ANCFCC comprennent aussi la délivrance de 2,5 millions de certificats et la réalisation de 1,3 million d’inscriptions. Ces volumes donnent une indication de la charge administrative attendue et de l’importance de la sécurisation documentaire pour les propriétaires, les héritiers, les agriculteurs et les porteurs de projets au Maroc.
Le rapport prévoit par ailleurs un chiffre d’affaires de 12 milliards de dirhams à la clôture de 2026, en hausse de 12 %, ainsi que des investissements dépassant 2,73 milliards de dirhams. L’Agence prépare une nouvelle stratégie à l’horizon 2030, après l’achèvement de son plan 2022-2025 consacré notamment à l’accélération de l’immatriculation et à la modernisation des services.
Pour les usagers, l’enjeu ne se limite pas au nombre de titres produits. Il concerne également les délais de traitement, l’accès aux certificats, la fiabilité du cadastre et la couverture des zones encore peu immatriculées. Le suivi des objectifs annoncés permettra d’évaluer les effets concrets de cette programmation sur la sécurité foncière au Maroc.