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Fondation Esprit de Fès : La culture rattrapée par l’exigence de transparence


Rédigé par PATRICIA GOMBO BOKI le Dimanche 7 Juin 2026




La condamnation de plusieurs responsables de la Fondation Esprit de Fès, dont le directeur du Festival des musiques sacrées, marque un moment délicat pour la gouvernance culturelle. Le tribunal de première instance de Fès a retenu des faits liés à la dilapidation de fonds publics, à des irrégularités financières et à des falsifications de documents, avec des peines assorties notamment de sursis, d’amendes et de confiscations.
 
Cette affaire touche un symbole. Le Festival des musiques sacrées de Fès n’est pas un événement ordinaire : il porte une image de dialogue, de spiritualité, d’ouverture et de rayonnement international. Justement pour cette raison, l’exigence de transparence y est encore plus forte. L’argent public, lorsqu’il soutient la culture, doit être protégé avec la même rigueur que dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.
 
Il faut toutefois éviter les raccourcis. Une affaire judiciaire ne résume pas la valeur d’un festival, ni l’engagement de tous ceux qui y travaillent. Mais elle rappelle une évidence parfois oubliée : la culture ne peut défendre la beauté, le dialogue et l’élévation si sa gestion laisse prospérer l’opacité. La crédibilité culturelle passe aussi par des comptes lisibles.
 




Dimanche 7 Juin 2026