Moins de 1 % des entreprises cotisantes bénéficient actuellement du dispositif marocain de formation continue, selon un constat de la CGEM rapporté par LesEco.ma. Ce faible taux d’accès intervient alors que des employeurs disent rencontrer des difficultés pour recruter certains profils, tandis que de nombreux jeunes peinent à trouver un poste correspondant à leurs compétences.
La CGEM demande la concrétisation de l’accord conclu en avril 2026, qui prévoit une gouvernance de la formation continue distincte de celle de l’OFPPT. Elle souhaite aussi une révision de la loi n° 60-17 et une simplification des procédures d’accès, afin que les entreprises puissent davantage mobiliser les mécanismes auxquels elles contribuent.
Pour les employeurs, l’enjeu dépasse le remboursement d’une dépense de formation. Un accès plus simple peut aider les petites structures à adapter les qualifications aux transformations des métiers, à préparer des mobilités internes et à réduire certains écarts entre les compétences disponibles et les besoins réels de recrutement.
Au Maroc, le suivi utile devra porter sur le nombre d’entreprises bénéficiaires, leur taille, les secteurs concernés et les résultats obtenus après formation. La réforme gagnerait aussi à rendre lisibles les critères d’éligibilité, les délais de traitement et la part des cotisations effectivement transformée en actions de montée en compétences.