L'ODJ Média

Fouzi Lekjaa : 20% du PIB mobilisés à travers les marchés publics


Rédigé par le Lundi 26 Janvier 2026



Lors d'une intervention devant les parlementaires, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, a mis en lumière un chiffre saisissant : les marchés publics représentent désormais 20% du Produit Intérieur Brut (PIB) du Maroc. Une manne financière qui, selon lui, doit être gérée avec une rigueur exemplaire pour servir de véritable locomotive au développement économique et social du Royaume.

La préférence nationale et la bonne gouvernance au cœur de la réforme

Fouzi Lekjaa : 20% du PIB mobilisés à travers les marchés publics
La commande publique au Maroc n'est plus une simple procédure administrative, c'est devenue le poumon économique du pays. En révélant que les marchés publics drainent l'équivalent de 20% du PIB national, Fouzi Lekjaa a souligné l'ampleur de la responsabilité qui incombe à l'État. Ce volume financier colossal confère à la puissance publique un pouvoir d'orientation économique sans précédent. Chaque dirham dépensé à travers ces marchés doit non seulement répondre à un besoin d'infrastructure ou de service, mais aussi créer de la valeur ajoutée locale et de l'emploi durable.

Le ministre a insisté sur la nécessité impérieuse de la réforme du décret sur les marchés publics, entrée en vigueur récemment. L'objectif est double : moraliser la vie publique et soutenir l'entreprise nationale. En instaurant davantage de transparence et en simplifiant les procédures d'accès, le gouvernement entend briser les rentes et permettre à un plus grand nombre d'acteurs, notamment les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), de capter une part de cette richesse. La préférence nationale n'est plus un slogan, mais un mécanisme réglementaire destiné à protéger le tissu industriel marocain face à une concurrence internationale parfois déloyale.

Fouzi Lekjaa a également mis l'accent sur la dimension territoriale de cette stratégie. La répartition de la commande publique doit participer à la réduction des inégalités régionales, en irriguant l'économie locale dans les zones les plus reculées. La digitalisation des procédures d'appels d'offres joue ici un rôle clé, en réduisant les risques de corruption et en permettant un suivi en temps réel de l'exécution des projets. Pour le ministre, l'efficacité de la dépense est le nouveau mot d'ordre : il ne s'agit plus seulement de dépenser le budget alloué, mais de s'assurer de l'impact socio-économique réel de chaque projet.

En mobilisant un cinquième de la richesse nationale via la commande publique, l'État marocain s'affirme comme le premier investisseur du pays. Cette stratégie keynésienne assumée vise à maintenir la croissance dans un contexte mondial incertain, tout en modernisant les infrastructures vitales du Royaume. Pour Fouzi Lekjaa, la réussite de ce chantier est conditionnée par une gouvernance irréprochable, garante de la confiance des citoyens et des opérateurs économiques.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 26 Janvier 2026