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Gaming : le Maroc veut entrer dans la cour des producteurs, pas seulement des joueurs


Rédigé par La rédaction le Mercredi 24 Juin 2026



Le Maroc affiche désormais une ambition assumée dans le gaming : devenir, à l'horizon 2030, un acteur crédible de l'industrie mondiale du jeu vidéo. L'objectif est séduisant. Il correspond aussi à une réalité : le pays dispose d'une population jeune, connectée, créative, habituée aux univers numériques et déjà fortement consommatrice de jeux.

Mais devenir une nation de gaming ne consiste pas à organiser des salons, signer quelques partenariats ou promettre une cité dédiée. Le vrai défi commence derrière les écrans : former des développeurs, des scénaristes, des artistes 3D, des spécialistes du son, des testeurs, des producteurs et des entrepreneurs capables de créer des studios durables.

Le Royaume avance dans cette direction avec des programmes de formation et des partenariats internationaux. C'est encourageant. Pourtant, le chemin reste long. L'industrie du jeu vidéo est féroce, mondialisée, dominée par des géants capables d'investir des budgets considérables. Les talents marocains devront pouvoir travailler, créer et financer leurs projets sans être obligés de partir pour faire carrière.

Le gaming peut devenir un secteur d'exportation culturelle, technologique et économique. Il peut raconter des histoires marocaines, africaines, méditerranéennes. Mais il faudra éviter un piège : confondre visibilité et industrie. Une industrie, ce sont des studios, des emplois, des droits de propriété intellectuelle, des revenus récurrents et une capacité à survivre après l'effet d'annonce. Le Maroc a lancé la partie. Il reste à prouver qu'il peut la jouer jusqu'au bout.




Mercredi 24 Juin 2026