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Gazoduc africain atlantique : les études sont achevées


Rédigé par La rédaction le Dimanche 12 Juillet 2026

Place aux décisions politiques, aux autorisations environnementales, aux montages financiers et aux accords entre États



Le projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc vient-il réellement de franchir le seuil qui sépare les intentions des travaux ? Pas encore. Une étape importante a bien été atteinte : les études de faisabilité et d’ingénierie préliminaire, dites FEED, sont achevées. Mais entre des dossiers techniques finalisés et des kilomètres de conduites posées au fond de l’Atlantique, il reste un espace considérable, fait de décisions politiques, d’autorisations environnementales, de montages financiers et d’accords entre États.

Porté par l’ONHYM et la compagnie publique nigériane NNPC Limited, le Gazoduc africain atlantique suivrait un tracé hybride terrestre et maritime d’environ 6.900 kilomètres. Il traverserait ou desservirait treize pays d’Afrique de l’Ouest, avec une capacité maximale annoncée de 30 milliards de mètres cubes par an. La moitié pourrait alimenter le Maroc et, à terme, le marché européen. Son coût est généralement estimé autour de 25 milliards de dollars.

La prochaine séquence sera moins spectaculaire, mais décisive : évaluations environnementales et sociales, accord intergouvernemental, structure de gouvernance commune, financement et décisions d’investissement. Le choix d’une construction par phases réduit théoriquement le risque de blocage global. Il ne le supprime pas.

Ce corridor énergétique peut favoriser l’électrification, l’industrie et l’intégration régionale. Il pose aussi une question moins confortable : un investissement de cette ampleur restera-t-il pertinent dans un monde qui accélère, au moins officiellement, sa transition énergétique ? Le projet avance. Affirmer qu’il entre déjà en construction serait toutefois prématuré.




Dimanche 12 Juillet 2026