L’Afrique conserve deux représentants dans la course au Golden Boy 2026. La liste des 25 finalistes, dévoilée lundi, comprend les noms du Marocain Ayyoub Bouaddi et de l’Ivoirien Yan Diomandé. À 19 ans, les deux joueurs ont connu une année particulièrement riche, marquée notamment par une Coupe du monde et des transferts retentissants.
La concurrence reste toutefois particulièrement relevée. Parmi les autres finalistes figure notamment Pau Cubarsí, qui dispose de solides arguments après une saison marquée par son affirmation au plus haut niveau avec le FC Barcelone et la sélection espagnole.
Pour Ayyoub Bouaddi, l’année 2026 a marqué un véritable changement de dimension. Le milieu de terrain marocain s’est notamment illustré lors de la Coupe du monde, au cours de laquelle il a contribué au parcours des Lions de l’Atlas jusqu’aux quarts de finale.
Sa prestation face au Brésil a particulièrement retenu l’attention. Le jeune milieu a affiché une grande maturité dans l’utilisation du ballon, sa capacité à résister au pressing et son influence dans l’organisation du jeu.
Son parcours avec le Maroc lui a permis de renforcer son dossier avant de quitter Lille pour Manchester City. Le transfert est estimé à 95 millions d’euros, auxquels peuvent s’ajouter 5 millions de bonus. Le Marocain a également connu récemment sa première titularisation européenne avec le club anglais face au FC Porto.
Bouaddi figurait déjà à la troisième place du classement indicatif du Golden Boy en septembre, confirmant sa présence parmi les candidats les plus sérieux à la succession du lauréat de l’édition précédente.
Yan Diomandé présente, de son côté, un profil davantage tourné vers l’attaque. L’Ivoirien s’est révélé la saison dernière sous les couleurs du RB Leipzig, avec 12 buts et 8 passes décisives.
Sa campagne avec la Côte d’Ivoire lors de la Coupe du monde a également renforcé sa candidature. Titulaire lors des quatre rencontres disputées par les Éléphants, il a profité de cette exposition internationale pour confirmer son potentiel.
Son transfert au Real Madrid a ensuite illustré la cote du jeune attaquant. Le club espagnol a déboursé 125 millions d’euros, auxquels peuvent s’ajouter 15 millions de bonus, faisant de Diomandé le joueur africain le plus cher de l’histoire.
Ses débuts dans la capitale espagnole sont toutefois plus contrastés. Présent lors des sept premières journées de Liga, l’Ivoirien n’a été titularisé qu’à deux reprises et attend encore son premier but sous le maillot madrilène. Ses dernières apparitions ont néanmoins laissé entrevoir des signes encourageants.
Face à eux, Pau Cubarsí dispose également d’un dossier solide. Le défenseur du FC Barcelone a été sacré champion du monde avec l’Espagne et désigné meilleur jeune de la compétition. Déjà troisième du Golden Boy en 2025, il s’est également imposé comme un élément régulier du club catalan.
Bouaddi peut ainsi mettre en avant son influence dans le parcours du Maroc au Mondial et sa précocité au milieu de terrain, tandis que Diomandé s’appuie sur ses statistiques offensives et sa saison remarquée en Bundesliga.
Depuis la création du Golden Boy en 2003, aucun joueur représentant une sélection africaine n’a encore remporté le trophée. Achraf Hakimi avait atteint la huitième place en 2018, tandis qu’Ansu Fati, né en Guinée-Bissau mais international espagnol, avait terminé deuxième en 2020 derrière Erling Haaland.
Cette année, deux internationaux africains figurent donc encore parmi les 25 derniers candidats. Bouaddi et Diomandé ont, à eux deux, été associés à des opérations pouvant atteindre 240 millions d’euros. Reste désormais à savoir si l’un d’eux parviendra à franchir les dernières étapes et à offrir au football africain un premier Golden Boy.