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Hakim Ziyech pris à partie par Itamar Ben-Gvir après une critique sur Instagram ?


Rédigé par La rédaction le Mardi 7 Avril 2026

Une nouvelle controverse mêlant sport, politique et conflit israélo-palestinien a éclaté après une publication de Hakim Ziyech sur Instagram. L’international marocain a réagi au vote par la Knesset d’une loi sur la peine de mort visant les auteurs d’attaques mortelles qualifiées de terroristes. Sa prise de position a provoqué une réponse virulente du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.



Hakim Ziyech pris à partie par Itamar Ben-Gvir après une critique sur Instagram ?
Le point de départ de l’affaire est le vote, le 30 mars 2026, par le Parlement israélien, d’un texte très controversé sur la peine capitale. Selon Reuters, la Knesset a adopté cette loi par 62 voix. Le texte prévoit la peine de mort par pendaison pour des Palestiniens condamnés par des tribunaux militaires pour des attaques meurtrières, avec possibilité d’exécution dans un délai de 90 jours. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou aurait tenté d’en atténuer certains aspects, mais le cœur du dispositif a été maintenu.

Cette loi a immédiatement suscité de vives critiques à l’international. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait déjà, dès février 2026, demandé le retrait du projet, en estimant qu’il violerait le droit à la vie et qu’il serait discriminatoire envers les Palestiniens dans les territoires occupés. Après son adoption, plusieurs pays à majorité musulmane ont également dénoncé un texte jugé dangereux et ciblant presque exclusivement les Palestiniens, selon Reuters.

C’est dans ce contexte que Hakim Ziyech a publié une story sur Instagram critiquant le vote de cette loi. D’après le média marocain Yabiladi, le joueur a partagé une image d’Itamar Ben-Gvir célébrant ce vote et a mis en cause la justification politique de cette décision. La réaction du ministre israélien a été rapide. Toujours selon Yabiladi, Ben-Gvir a accusé Ziyech d’antisémitisme, affirmé qu’Israël ne traiterait plus ses ennemis avec prudence, puis terminé par une formule particulièrement agressive visant le joueur et “tous les autres antisémites”.

À ce stade, il convient toutefois de distinguer les faits pleinement établis des éléments rapportés par la presse. Le vote de la loi, son contenu et son portage politique par Ben-Gvir sont confirmés par des sources internationales solides, notamment Reuters et l’ONU. En revanche, la séquence exacte de l’échange avec Ziyech repose, dans les sources consultées ici, sur des reprises médiatiques de sa story Instagram et de la réponse du ministre, sans trace retrouvée dans une communication officielle israélienne directement accessible. Cela n’invalide pas l’information, mais impose une présentation prudente.

L’affaire s’inscrit enfin dans un climat politique déjà très tendu. Itamar Ben-Gvir, figure majeure de l’extrême droite israélienne, a fait de la peine de mort pour les Palestiniens condamnés pour attaques meurtrières l’un de ses combats politiques. Reuters rappelle qu’il a déjà été condamné dans le passé pour incitation raciste et soutien à un mouvement extrémiste interdit. La polémique avec Hakim Ziyech dépasse ainsi le simple cadre d’un échange sur les réseaux sociaux : elle illustre la radicalisation du débat autour du conflit, y compris lorsqu’il touche des personnalités sportives de premier plan




Mardi 7 Avril 2026