le sept national à Kigali
L’équipe nationale marocaine, emmenée comme toujours par l’ambition de figurer parmi les meilleures sélections africaines, avait pourtant bien commencé la compétition : Malgré ces résultats encourageants, le Maroc n’a pas réussi à se hisser en demi-finales du tournoi — objectif évident au départ — et s’est retrouvé dans le tableau des matchs de classement. La suite a confirmé une série de contre-performances :
En match de classement pour la 7ᵉ place, le Maroc s’est imposé face à la Guinée (score serré 38-37), mais cela reste en deçà des attentes des supporters et des dirigeants.
Quelles sont les raisons de cette contre-performance ? nous allons vous proposer ci-dessous une analyse succincte de la prestation du sept national lors de cette édition.
Analyse tactique :
Organisation offensive : du volume, mais peu de maîtrise
Sur le plan offensif, le Maroc a affiché des statistiques flatteuses :
Beaucoup de buts inscrits (surtout face aux équipes de second rang)
Bon jeu de transition
Arrières capables de tirer de loin
Le problème n’était pas la capacité à marquer, mais le timing et la gestion des temps faibles.
Points faibles constatés :
Trop de précipitation dans les moments clés
Peu de variations tactiques face aux défenses étagées (6-0 solides de l’Égypte, Tunisie, Algérie)
Dépendance excessive aux exploits individuels des arrières
Quand le rythme s’est ralenti, le Maroc a souvent perdu le fil, manquant de schémas collectifs clairs pour casser les blocs adverses.
Défense : le vrai talon d’Achille
C’est le chantier numéro un.
Défense parfois trop haute, laissant des espaces dans le dos
Problèmes de communication entre les blocs
Repli défensif lent après pertes de balle
Face aux grandes nations, le Maroc a encaissé :
Trop de buts
Trop de tirs faciles pour les pivots adverses
Peu d’interceptions ou de ballons grattés
Manque d’agressivité maîtrisée : soit trop passive, soit trop fautive.
Gardiens : irrégularité dans les moments clés
Les gardiens marocains ont alterné :
Des matchs solides (notamment en phase de groupes)
Et des passages à vide dans le tour principal
Dans les rencontres décisives :
Peu d’arrêts “bonus” (tirs à 6 m, jets de 7 m)
Difficulté à soulager la défense sous pression
Or, au haut niveau africain, un grand tournoi passe presque toujours par un gardien décisif.
Gestion mentale : le poids des moments importants
C’est sans doute l’aspect le plus préoccupant.
Bonne entame de tournoi
Mais difficulté à confirmer quand l’enjeu monte
Signes visibles :
Ballons perdus dans les fins de match
Pénalités inutiles
Décrochage mental après une série de buts encaissés
Le nul contre la Tunisie a donné de l’espoir, mais n’a pas été capitalisé psychologiquement.
Banc et rotations : profondeur insuffisante
Contrairement aux grandes nations :
Le Maroc s’est appuyé sur un noyau restreint
Les remplaçants ont eu un impact limité
Résultat :
Fatigue visible en fin de match
Baisse d’intensité défensive
Moins de lucidité offensive
Comparaison avec les grandes équipes africaines
Conclusion tactique
Ce tournoi a montré :
Un potentiel offensif réel
Une génération capable de rivaliser par séquences
Mais aussi un déficit structurel (défense, mental, constance)
Sans une refonte du projet tactique, un travail approfondi sur :
La défense collective,
La gestion mentale,
Et la formation des gardiens,
le Maroc restera dans le ventre mou du handball africain, capable de coups d’éclat, mais incapable de s’installer durablement parmi l’élite.
Mo.K. avec IA
En match de classement pour la 7ᵉ place, le Maroc s’est imposé face à la Guinée (score serré 38-37), mais cela reste en deçà des attentes des supporters et des dirigeants.
Quelles sont les raisons de cette contre-performance ? nous allons vous proposer ci-dessous une analyse succincte de la prestation du sept national lors de cette édition.
Analyse tactique :
Organisation offensive : du volume, mais peu de maîtrise
Sur le plan offensif, le Maroc a affiché des statistiques flatteuses :
Beaucoup de buts inscrits (surtout face aux équipes de second rang)
Bon jeu de transition
Arrières capables de tirer de loin
Le problème n’était pas la capacité à marquer, mais le timing et la gestion des temps faibles.
Points faibles constatés :
Trop de précipitation dans les moments clés
Peu de variations tactiques face aux défenses étagées (6-0 solides de l’Égypte, Tunisie, Algérie)
Dépendance excessive aux exploits individuels des arrières
Quand le rythme s’est ralenti, le Maroc a souvent perdu le fil, manquant de schémas collectifs clairs pour casser les blocs adverses.
C’est le chantier numéro un.
Défense parfois trop haute, laissant des espaces dans le dos
Problèmes de communication entre les blocs
Repli défensif lent après pertes de balle
Face aux grandes nations, le Maroc a encaissé :
Trop de buts
Trop de tirs faciles pour les pivots adverses
Peu d’interceptions ou de ballons grattés
Manque d’agressivité maîtrisée : soit trop passive, soit trop fautive.
Les gardiens marocains ont alterné :
Des matchs solides (notamment en phase de groupes)
Et des passages à vide dans le tour principal
Dans les rencontres décisives :
Peu d’arrêts “bonus” (tirs à 6 m, jets de 7 m)
Difficulté à soulager la défense sous pression
Or, au haut niveau africain, un grand tournoi passe presque toujours par un gardien décisif.
C’est sans doute l’aspect le plus préoccupant.
Bonne entame de tournoi
Mais difficulté à confirmer quand l’enjeu monte
Signes visibles :
Ballons perdus dans les fins de match
Pénalités inutiles
Décrochage mental après une série de buts encaissés
Le nul contre la Tunisie a donné de l’espoir, mais n’a pas été capitalisé psychologiquement.
Contrairement aux grandes nations :
Le Maroc s’est appuyé sur un noyau restreint
Les remplaçants ont eu un impact limité
Résultat :
Fatigue visible en fin de match
Baisse d’intensité défensive
Moins de lucidité offensive
| Critère | Maroc | Égypte / Tunisie |
|---|---|---|
| Discipline tactique | Moyenne | Élevée |
| Impact du gardien | Irrégulier | Décisif |
| Profondeur d’effectif | Limitée | Large |
| Gestion des temps faibles | Fragile | Maîtrisée |
Ce tournoi a montré :
Un potentiel offensif réel
Une génération capable de rivaliser par séquences
Mais aussi un déficit structurel (défense, mental, constance)
Sans une refonte du projet tactique, un travail approfondi sur :
La défense collective,
La gestion mentale,
Et la formation des gardiens,
le Maroc restera dans le ventre mou du handball africain, capable de coups d’éclat, mais incapable de s’installer durablement parmi l’élite.
Mo.K. avec IA
