Ces derniers mois, les images ont circulé sur les réseaux sociaux.
Chalets aux allures alpines, toits enneigés, forêts de cèdres, rues propres et silencieuses, atmosphère feutrée loin de l’agitation des grandes métropoles. Pour certains visiteurs étrangers, la comparaison est venue presque spontanément : “On se croirait dans une station de montagne européenne.”
D’où cette formule qui commence à s’imposer dans les discussions : Ifrane, la nouvelle Courchevel. Bien sûr, la comparaison peut sembler audacieuse. Courchevel, c’est l’ultra-luxe, les palaces, le ski mondialisé, les fortunes internationales. Ifrane n’en est pas là et ce n’est peut-être même pas ce qu’elle doit viser.
Mais derrière la formule se cache une idée plus intéressante : celle d’une station de montagne marocaine premium, pensée pour le repos, l’élégance, le tourisme quatre saisons et une certaine douceur de vivre.
D’où cette formule qui commence à s’imposer dans les discussions : Ifrane, la nouvelle Courchevel. Bien sûr, la comparaison peut sembler audacieuse. Courchevel, c’est l’ultra-luxe, les palaces, le ski mondialisé, les fortunes internationales. Ifrane n’en est pas là et ce n’est peut-être même pas ce qu’elle doit viser.
Mais derrière la formule se cache une idée plus intéressante : celle d’une station de montagne marocaine premium, pensée pour le repos, l’élégance, le tourisme quatre saisons et une certaine douceur de vivre.
Une image encore trop réductrice
Pendant longtemps, Ifrane a souffert d’un raccourci tenace. Dans l’imaginaire collectif marocain, la ville est surtout associée à l’Université Al Akhawayn. Une ville universitaire, propre, calme, presque trop sage. On y étudie, on y passe quelques années, puis on en repart.
Comme si Ifrane n’était qu’un décor fonctionnel, et non une destination en soi. Or, cette vision est aujourd’hui largement dépassée. Ifrane ne se résume pas à son campus, aussi prestigieux soit-il.
Elle est avant tout une ville de montagne unique au Maroc, avec un climat singulier, une architecture atypique et un environnement naturel exceptionnel. Peu de villes marocaines peuvent se targuer d’offrir de la neige en hiver, de l’air frais en été, et un cadre forestier préservé toute l’année.
Comme si Ifrane n’était qu’un décor fonctionnel, et non une destination en soi. Or, cette vision est aujourd’hui largement dépassée. Ifrane ne se résume pas à son campus, aussi prestigieux soit-il.
Elle est avant tout une ville de montagne unique au Maroc, avec un climat singulier, une architecture atypique et un environnement naturel exceptionnel. Peu de villes marocaines peuvent se targuer d’offrir de la neige en hiver, de l’air frais en été, et un cadre forestier préservé toute l’année.
Le charme du “cozy” à la marocaine
Ce qui frappe les nouveaux visiteurs, ce n’est pas seulement la neige. C’est l’atmosphère. Ifrane dégage une forme de calme rare. Les hôtels en bois, les cheminées, les intérieurs chaleureux, les cafés feutrés : tout évoque une esthétique du refuge, du cocooning, du ralentissement.
À une époque où le tourisme mondial cherche de plus en plus des expériences apaisantes, loin du bruit et de la saturation, Ifrane coche beaucoup de cases. La ville n’est pas dans la démesure.
Elle ne cherche pas à impressionner par la hauteur de ses immeubles ou l’exubérance de ses infrastructures. Elle séduit autrement : par la cohérence, la propreté, la tranquillité, et ce sentiment rare d’être ailleurs sans avoir quitté le pays.
À une époque où le tourisme mondial cherche de plus en plus des expériences apaisantes, loin du bruit et de la saturation, Ifrane coche beaucoup de cases. La ville n’est pas dans la démesure.
Elle ne cherche pas à impressionner par la hauteur de ses immeubles ou l’exubérance de ses infrastructures. Elle séduit autrement : par la cohérence, la propreté, la tranquillité, et ce sentiment rare d’être ailleurs sans avoir quitté le pays.
La CAN comme révélateur
La Coupe d’Afrique des Nations a joué un rôle de catalyseur. De nombreux visiteurs internationaux, venus initialement pour le football, ont découvert une autre facette du Maroc. Après Marrakech, Casablanca ou Tanger, certains ont pris la route vers le Moyen Atlas.
Et Ifrane s’est imposée comme une surprise. Ce n’est pas anodin. Le tourisme fonctionne souvent par révélation. Une destination ne devient désirable que lorsqu’elle est vue, racontée, partagée.
Aujourd’hui, Ifrane commence à circuler dans les conversations, les stories Instagram, les recommandations entre voyageurs. Ce bouche-à-oreille est précieux. Il marque le début d’un changement de statut.
Et Ifrane s’est imposée comme une surprise. Ce n’est pas anodin. Le tourisme fonctionne souvent par révélation. Une destination ne devient désirable que lorsqu’elle est vue, racontée, partagée.
Aujourd’hui, Ifrane commence à circuler dans les conversations, les stories Instagram, les recommandations entre voyageurs. Ce bouche-à-oreille est précieux. Il marque le début d’un changement de statut.
Peut-elle vraiment devenir “la Courchevel marocaine” ?
La question n’est pas de copier un modèle européen, mais d’en adapter l’esprit. Courchevel est devenue ce qu’elle est grâce à une vision claire : une station de montagne haut de gamme, structurée, pensée sur le long terme. Ifrane pourrait suivre une trajectoire similaire, mais avec sa propre identité.
Elle a déjà plusieurs atouts majeurs :
– un climat unique au Maroc,
– un environnement naturel protégé,
– une image propre, sûre et paisible,
– une architecture déjà cohérente,
– une proximité relative avec de grandes villes comme Fès ou Meknès.
Ce qu’il lui manque encore, ce n’est pas le charme, mais une stratégie touristique assumée : montée en gamme de l’hébergement, expériences bien-être, gastronomie locale valorisée, événements culturels saisonniers, activités hivernales et estivales mieux structurées.
Elle a déjà plusieurs atouts majeurs :
– un climat unique au Maroc,
– un environnement naturel protégé,
– une image propre, sûre et paisible,
– une architecture déjà cohérente,
– une proximité relative avec de grandes villes comme Fès ou Meknès.
Ce qu’il lui manque encore, ce n’est pas le charme, mais une stratégie touristique assumée : montée en gamme de l’hébergement, expériences bien-être, gastronomie locale valorisée, événements culturels saisonniers, activités hivernales et estivales mieux structurées.
Une opportunité à ne pas rater
Ifrane arrive à un moment charnière. Elle peut rester une jolie ville tranquille, fréquentée quelques week-ends par an.
Ou elle peut devenir une véritable destination de montagne marocaine, pensée pour les familles, les couples, les touristes internationaux et même les Marocains en quête d’évasion.
L’enjeu sera de préserver ce qui fait son âme : le calme, la nature, l’élégance discrète. De ne pas tomber dans le tourisme de masse ou la bétonisation excessive. Si le développement se fait avec intelligence, Ifrane peut incarner une autre vision du luxe : un luxe apaisé, durable, ancré dans le territoire.
Alors, Ifrane, la nouvelle Courchevel ? Peut-être pas au sens strict. Mais Ifrane, la station de montagne que le Maroc attendait sans vraiment le savoir ? Très probablement. Et c’est sans doute là que réside sa vraie promesse.
Ou elle peut devenir une véritable destination de montagne marocaine, pensée pour les familles, les couples, les touristes internationaux et même les Marocains en quête d’évasion.
L’enjeu sera de préserver ce qui fait son âme : le calme, la nature, l’élégance discrète. De ne pas tomber dans le tourisme de masse ou la bétonisation excessive. Si le développement se fait avec intelligence, Ifrane peut incarner une autre vision du luxe : un luxe apaisé, durable, ancré dans le territoire.
Alors, Ifrane, la nouvelle Courchevel ? Peut-être pas au sens strict. Mais Ifrane, la station de montagne que le Maroc attendait sans vraiment le savoir ? Très probablement. Et c’est sans doute là que réside sa vraie promesse.