Leningrad, une ville assiégée, bombardée et affamée pendant 872 jours
Placer le spectateur dans l’atmosphère d’une ville assiégée, affamée et bombardée durant près de deux ans et cinq mois en 54 minutes n’est pas une tâche aisée. C’est le défi relevé avec brio par Dmitri Khroustalev et Ekaterina Kitaïtseva, dans un film documentaire réalisé pour la chaîne russe Russia Today en langue arabe.
Lors de l’invasion de l’Urss par l’Allemagne nazie, en 1941, l’une des trois armées envoyées par Hitler, l’armée du Nord, a assiégé pendant pas moins de 872 jours la ville de Leningrad, la magnifique Saint-Pétersbourg édifiée au début du 18ème siècle par le Tsar Pierre le Grand, rebaptisée du temps du communisme du nom du leader de la révolution bolchevique.
Pendant toute la durée du siège, qui a fait près d’un million de morts civils, un chiffre qui approche les deux millions en incluant les pertes militaires, du fait des bombardements, de la faim et du froid, la population s’est mobilisée pour résister farouchement à l’agression nazie.
Lors de l’invasion de l’Urss par l’Allemagne nazie, en 1941, l’une des trois armées envoyées par Hitler, l’armée du Nord, a assiégé pendant pas moins de 872 jours la ville de Leningrad, la magnifique Saint-Pétersbourg édifiée au début du 18ème siècle par le Tsar Pierre le Grand, rebaptisée du temps du communisme du nom du leader de la révolution bolchevique.
Pendant toute la durée du siège, qui a fait près d’un million de morts civils, un chiffre qui approche les deux millions en incluant les pertes militaires, du fait des bombardements, de la faim et du froid, la population s’est mobilisée pour résister farouchement à l’agression nazie.
Symphonie de la résistance
S’appuyant sur des documents et films d’archives et les témoignages de survivants, encore enfants lors de ces dramatiques événements, les réalisateurs Dmitri Khroustalev et Ekaterina Kitaïtseva ont cherché à montrer l’incroyable résilience des habitants de Leningrad encerclée par les Nazis. Leur courage et leur détermination à ne pas baisser les bras face à l’expansion de la peste brune sont mis en lumière avec une profonde émotion.
Jaillissant comme un hymne à la résistance et un geste d’espoir au milieu des privations, de la mort et de la dévastation, l’orchestre philharmonique de la radio de Leningrad a joué, au 335ème jour de siège, la symphonie n°7 du compositeur russe Dmitri Chostakovitch, intitulée « Leningrad ». Une réponse civilisée aux sifflements des obus d’artillerie et des bombes lancées par avion pour signifier au monde entier que la barbarie nazie ne passera pas.
Jaillissant comme un hymne à la résistance et un geste d’espoir au milieu des privations, de la mort et de la dévastation, l’orchestre philharmonique de la radio de Leningrad a joué, au 335ème jour de siège, la symphonie n°7 du compositeur russe Dmitri Chostakovitch, intitulée « Leningrad ». Une réponse civilisée aux sifflements des obus d’artillerie et des bombes lancées par avion pour signifier au monde entier que la barbarie nazie ne passera pas.
« Ni oubli, ni pardon »
L’un des deux réalisateurs du film documentaire, Dmitri Khroustalev, parlant couramment le français, a expliqué, par visioconférence, aux journalistes marocains présents à la projection l’importance de la commémoration de ce tragique épisode de l’histoire de la Russie, à l’époque soviétique, qui a profondément marqué la mémoire collective du peuple russe. Ce film est autant œuvre de rappel historique que de catharsis.
Un rappel d’autant la bienvenue que le fascisme, bien que militairement vaincu il y a plus de huit décennies, n’en finit pas de renaître de ses cendres, dans sa version bandériste (en référence au fasciste ukrainien et collaborateur des nazis Stepan Bandera) actuellement.
Un rappel d’autant la bienvenue que le fascisme, bien que militairement vaincu il y a plus de huit décennies, n’en finit pas de renaître de ses cendres, dans sa version bandériste (en référence au fasciste ukrainien et collaborateur des nazis Stepan Bandera) actuellement.
Prochain arrêt : Stalingrad
La projection du film documentaire « Leningrad : 872 jours d’enfer », qui a également eu lieu le 29 janvier à la Maison russe pour le grand public, est la première d’une série d’œuvres qui seront présentées par le Club historique du Centre du Film Club, a annoncé le directeur du Centre russe pour la science et la culture à Rabat, Vladimir Sokolov.
Le train chargé de nourritures et de munitions roule, le long de la « Route de la vie », vers Leningrad assiégée, sans que la locomotive n’émette de fumée pour ne pas attirer l’attention des artilleurs allemands.
Prochain arrêt : Stalingrad, le 2 février.
Le train chargé de nourritures et de munitions roule, le long de la « Route de la vie », vers Leningrad assiégée, sans que la locomotive n’émette de fumée pour ne pas attirer l’attention des artilleurs allemands.
Prochain arrêt : Stalingrad, le 2 février.
