Le sport de la mémoire sélective
S’en souviennent-ils seulement ?
En 1958, le Maroc avait payé le prix de sa solidarité avec la révolution algérienne en affrontant à Tunis l’équipe bannie du FLN, défiant ainsi la FIFA, qui l’avait suspendu pendant un an et privé de sa première coupe d’Afrique des Nations.
Ce chapitre, comme bien d’autres, a pris les voies périphériques de l’oubli.
En 1958, le Maroc avait payé le prix de sa solidarité avec la révolution algérienne en affrontant à Tunis l’équipe bannie du FLN, défiant ainsi la FIFA, qui l’avait suspendu pendant un an et privé de sa première coupe d’Afrique des Nations.
Ce chapitre, comme bien d’autres, a pris les voies périphériques de l’oubli.
Faut-il pour autant qualifier cet acte d’autodafé des couleurs nationales sur ces Quatre-Chemins qui ne mènent nulle part si ce n’est à s’enferrer dans ce neuf-trois de l’Ille de France ?
Le milieu de terrain marocain n° 8, Azzedine Ounahi, célèbre le deuxième but de son équipe avec son coéquipier, l'attaquant n° 10 Brahim Diaz, lors du match des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 opposant le Canada au Maroc, au Houston Stadium de Houston, le 4 juillet 2026. (Photo Ronaldo Schemidt / AFP)
Pas davantage que nécessaire. J’aurais pu me contenter de dire : des Algériens brûlent le drapeau marocain, la caravane passe.
Mais je m’en garde. Les flammes n’effacent ni les résultats d’un match ni ne réduisent en cendres les liens fraternels de l’histoire. Elles éclairent essentiellement une obsession devenue routinière.
En revanche je leur conseillerais bien de s’occuper un peu moins du Maroc et un peu plus d’eux-mêmes, ils ne s’en porteront que mieux, croyez-moi.
