Jusqu’à 20 % des emplois pourraient voir leur productivité renforcée
Le rapport From Divide to Opportunity: AI, Jobs, and Growth couvre la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan.
Selon la Banque mondiale, moins de 10 % des emplois de la région seraient exposés à un risque d’automatisation à court terme, tandis qu’environ 13 à 20 % pourraient bénéficier d’un potentiel significatif d’augmentation de productivité grâce aux outils d’IA.
Il ne s’agit pas d’une prévision selon laquelle 20 % des emplois connaîtront automatiquement des gains.
Le chiffre mesure un potentiel, conditionné par l’accès aux outils, la formation des travailleurs et la capacité des organisations à modifier leurs méthodes de travail.
Selon la Banque mondiale, moins de 10 % des emplois de la région seraient exposés à un risque d’automatisation à court terme, tandis qu’environ 13 à 20 % pourraient bénéficier d’un potentiel significatif d’augmentation de productivité grâce aux outils d’IA.
Il ne s’agit pas d’une prévision selon laquelle 20 % des emplois connaîtront automatiquement des gains.
Le chiffre mesure un potentiel, conditionné par l’accès aux outils, la formation des travailleurs et la capacité des organisations à modifier leurs méthodes de travail.
Le principal frein n’est pas uniquement technologique
La Banque mondiale identifie plusieurs obstacles structurels.
Le premier concerne les compétences humaines. Utiliser correctement l’IA suppose des compétences numériques de base, mais aussi des capacités d’analyse, de vérification, de gestion et de communication.
Le deuxième obstacle est l’infrastructure : connectivité, accès au cloud et aux capacités de calcul, qualité des réseaux et coût de l’énergie.
Le troisième concerne les données et les langues. La sous-représentation des langues de la région dans les systèmes mondiaux d’IA limite la pertinence de certains modèles.
Enfin, l’institution insiste sur le manque de dynamisme de certaines entreprises et sur une adoption encore faible des outils avancés.
Le premier concerne les compétences humaines. Utiliser correctement l’IA suppose des compétences numériques de base, mais aussi des capacités d’analyse, de vérification, de gestion et de communication.
Le deuxième obstacle est l’infrastructure : connectivité, accès au cloud et aux capacités de calcul, qualité des réseaux et coût de l’énergie.
Le troisième concerne les données et les langues. La sous-représentation des langues de la région dans les systèmes mondiaux d’IA limite la pertinence de certains modèles.
Enfin, l’institution insiste sur le manque de dynamisme de certaines entreprises et sur une adoption encore faible des outils avancés.
Pour le Maroc, la question est d’abord celle de l’adoption par les entreprises
Le Maroc dispose déjà d’une stratégie Digital Morocco 2030 et de programmes de soutien à la transformation numérique.
En juin, la Banque mondiale avait approuvé un programme de 250 millions de dollars destiné à accélérer cette transformation, avec notamment des actions concernant les services publics numériques, le cloud, les startups, l’innovation en intelligence artificielle, la transformation des PME et la formation des talents numériques.
Un autre rapport de la Banque mondiale consacré au Maroc estimait durant l’été que moins d’une entreprise marocaine sur cinq faisait un usage intensif et intégré de technologies numériques avancées.
L’institution associait parallèlement l’usage numérique plus poussé à des gains importants de productivité dans les entreprises observées.
Ces résultats ne signifient pas que l’IA produira automatiquement des gains comparables. Ils montrent surtout que le potentiel dépend de la profondeur de l’adoption technologique.
En juin, la Banque mondiale avait approuvé un programme de 250 millions de dollars destiné à accélérer cette transformation, avec notamment des actions concernant les services publics numériques, le cloud, les startups, l’innovation en intelligence artificielle, la transformation des PME et la formation des talents numériques.
Un autre rapport de la Banque mondiale consacré au Maroc estimait durant l’été que moins d’une entreprise marocaine sur cinq faisait un usage intensif et intégré de technologies numériques avancées.
L’institution associait parallèlement l’usage numérique plus poussé à des gains importants de productivité dans les entreprises observées.
Ces résultats ne signifient pas que l’IA produira automatiquement des gains comparables. Ils montrent surtout que le potentiel dépend de la profondeur de l’adoption technologique.
L’IA ne supprimera pas nécessairement les emplois de la même manière partout
Le débat public sur l’IA se concentre souvent sur le remplacement de l’être humain.
Le rapport de la Banque mondiale propose une lecture plus nuancée : dans la région, le premier impact pourrait davantage prendre la forme d’une assistance aux travailleurs : rédaction, analyse, traduction, gestion administrative, traitement de données ou support à la décision que d’une automatisation complète.
Certaines professions resteront cependant plus exposées que d’autres.
Il faudra donc regarder métier par métier et tâche par tâche.
Une étude régionale ne permet pas d’affirmer qu’un secteur marocain précis perdra ou gagnera un nombre déterminé d’emplois.
Le rapport de la Banque mondiale propose une lecture plus nuancée : dans la région, le premier impact pourrait davantage prendre la forme d’une assistance aux travailleurs : rédaction, analyse, traduction, gestion administrative, traitement de données ou support à la décision que d’une automatisation complète.
Certaines professions resteront cependant plus exposées que d’autres.
Il faudra donc regarder métier par métier et tâche par tâche.
Une étude régionale ne permet pas d’affirmer qu’un secteur marocain précis perdra ou gagnera un nombre déterminé d’emplois.
Darija, arabe et données locales deviennent des enjeux économiques
L’un des enjeux pour le Maroc concerne les modèles adaptés aux langues réellement utilisées par les citoyens et les entreprises.
Un modèle entraîné essentiellement sur des contenus anglophones peut être moins performant lorsqu’il doit traiter de la darija, certaines variantes de l’arabe ou des contextes administratifs et économiques marocains.
La question des corpus, de la souveraineté des données et de l’accès à des modèles adaptés devient donc une question de compétitivité.
Un modèle entraîné essentiellement sur des contenus anglophones peut être moins performant lorsqu’il doit traiter de la darija, certaines variantes de l’arabe ou des contextes administratifs et économiques marocains.
La question des corpus, de la souveraineté des données et de l’accès à des modèles adaptés devient donc une question de compétitivité.
Ce qu’il faudra suivre
Trois indicateurs permettront d’évaluer la transition marocaine : adoption de l’IA par les PME, nombre de travailleurs effectivement formés et disponibilité d’infrastructures de calcul accessibles.
Il faudra également distinguer les annonces de projets des usages réellement déployés.
La Banque mondiale parle d’un potentiel économique. Ce potentiel ne constitue ni une projection garantie de croissance ni la preuve que l’IA génère déjà des gains significatifs dans l’ensemble de l’économie marocaine.
Il faudra également distinguer les annonces de projets des usages réellement déployés.
La Banque mondiale parle d’un potentiel économique. Ce potentiel ne constitue ni une projection garantie de croissance ni la preuve que l’IA génère déjà des gains significatifs dans l’ensemble de l’économie marocaine.