Report des frappes ?
Une peinture murale avec un portrait de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué le 28 février, le 22 mars 2026 sur la place Valiasr de Téhéran. © AFP
Trump change de ton et évoque des "négociations", Téhéran nie et publie des listes de cibles énergétiques au Moyen-Orient après le nouvel ultimatum Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin.
La Maison Blanche est convaincue qu'elle a toujours la maîtrise des événements et après son échec à réunir une coalition internationale pour occuper le détroit d'Ormuz, Donald Trump veut-il seulement donner cette impression qu'il a donné toutes les chances à la diplomatie !?
Au 24ᵉ jour de la guerre, Donald Trump affirme ainsi avoir engagé des discussions avec un responsable iranien et suspend des frappes imminentes, mais Téhéran nie toute négociation. De son côté, Benjamin Netanyahu se dit prêt à poursuivre les opérations, sur fond de tensions autour du détroit d'Ormuz et de craintes d'une crise énergétique mondiale.
Donald Trump a changé de ton lundi 23 mars, au 24ᵉ jour de la guerre avec l'Iran, en évoquant des "négociations" avec un responsable iranien non identifié pour mettre fin aux hostilités, allant jusqu'à suspendre des frappes envisagées sur des infrastructures critiques iraniennes.
Mais le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf – qui, selon le site d'informations Axios, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner –, a pour sa part annoncé qu'il n'y avait "pas de négociations" avec les États-Unis. "De fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers", a-t-il assuré.
"De fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers", assure .le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf !
Après le tweet de Trump quant à des discussions confidentielles, le pétrole a immédiatement chuté de 10% !
En réponse à l'ultimatum américain, l'Iran avait menacé de fermer complètement le détroit et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux États-Unis", selon l'agence Fars citant l'armée iranienne.
De leur côté, les médias d'État iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, dont les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg, ou encore des cibles en Arabie saoudite et dans les monarchies du Golfe.
Le spectre d'une crise énergétique ?
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, avait estimé lundi matin que le monde avait "perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970. Il a prévenu que la guerre, déclenchée le 28 février, pourrait provoquer la plus grave crise énergétique mondiale de ces dernières décennies.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit avoir parlé lundi avec Donald Trump, qui "estime qu'il y a une chance de tirer parti des formidables succès militaires israéliens et américains afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux"
Benjamin Netanyahu s'est montré déterminé lundi soir à continuer les frappes en Iran et au Liban. Peu après, l'armée israélienne avait annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre des cibles du mouvement islamiste Hezbollah à Beyrouth.
Selon Donald Trump, les États-Unis négocient "avec des gens qu'[il] trouve très raisonnables, très solides". "Ils sont très respectés et peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons", a-t-il dit, sans nommer cette personne.
Utilisant, comme à son habitude, son réseau Truth social, le président américain a fait part d'un report "de cinq jours" de toute frappe qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
Après le tweet de Trump quant à des discussions confidentielles, le pétrole a immédiatement chuté de 10% !
Plus tard, lors d'un échange avec la presse, il a ajouté que les États-Unis et l'Iran ont trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées, selon lui, avec un "haut dirigeant" qui ne serait pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.La volte-face de Donald Trump lundi avait commencé avec un premier message sur Truth social, dans lequel le président s'était félicité de "TRÈS BONNES ET PRODUCTIVES DISCUSSIONS POUR UNE CESSATION TOTALE ET COMPLÈTE DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT".
Et lundi après-midi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a "salué" ces discussions.En réaction aux annonces de Donald Trump, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10 % lundi.
Le salut pétrolier passe-t-il par l'oléoduc Est-Ouest saoudien ?
Des explosions ont toutefois retenti lundi en début d'après-midi à Téhéran, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP), sans pouvoir dire ce qui en était la ou les cibles.Au Liban, une personne a été tuée lundi dans une frappe israélienne à Beyrouth visant un membre des Gardiens de la révolution iraniens, selon Israël.
Un porte-parole de l'armée israélienne a de son côté affirmé que la frappe avait visé "un terroriste de la force al-Qods", la branche des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iraniens.
Le spectre d'une crise énergétique ?
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, avait estimé lundi matin que le monde avait "perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970. Il a prévenu que la guerre, déclenchée le 28 février, pourrait provoquer la plus grave crise énergétique mondiale de ces dernières décennies.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit avoir parlé lundi avec Donald Trump, qui "estime qu'il y a une chance de tirer parti des formidables succès militaires israéliens et américains afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux"
Benjamin Netanyahu s'est montré déterminé lundi soir à continuer les frappes en Iran et au Liban. Peu après, l'armée israélienne avait annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre des cibles du mouvement islamiste Hezbollah à Beyrouth.
Selon Donald Trump, les États-Unis négocient "avec des gens qu'[il] trouve très raisonnables, très solides". "Ils sont très respectés et peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons", a-t-il dit, sans nommer cette personne.
Utilisant, comme à son habitude, son réseau Truth social, le président américain a fait part d'un report "de cinq jours" de toute frappe qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
Après le tweet de Trump quant à des discussions confidentielles, le pétrole a immédiatement chuté de 10% !
Plus tard, lors d'un échange avec la presse, il a ajouté que les États-Unis et l'Iran ont trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées, selon lui, avec un "haut dirigeant" qui ne serait pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.La volte-face de Donald Trump lundi avait commencé avec un premier message sur Truth social, dans lequel le président s'était félicité de "TRÈS BONNES ET PRODUCTIVES DISCUSSIONS POUR UNE CESSATION TOTALE ET COMPLÈTE DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT".
Et lundi après-midi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a "salué" ces discussions.En réaction aux annonces de Donald Trump, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10 % lundi.
Le salut pétrolier passe-t-il par l'oléoduc Est-Ouest saoudien ?
Des explosions ont toutefois retenti lundi en début d'après-midi à Téhéran, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP), sans pouvoir dire ce qui en était la ou les cibles.Au Liban, une personne a été tuée lundi dans une frappe israélienne à Beyrouth visant un membre des Gardiens de la révolution iraniens, selon Israël.
Un porte-parole de l'armée israélienne a de son côté affirmé que la frappe avait visé "un terroriste de la force al-Qods", la branche des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iraniens.
Des menaces sur les infrastructures
En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les États-Unis ni l'Iran n'avaient évoqué publiquement des négociations. Les frappes envisagées sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d'escalade, alors que Donald Trump avait fixé à 0 h 44 mardi, heure de Paris, un ultimatum exigeant de l'Iran qu'il rouvre le détroit d'Ormuz.
À défaut, il menaçait "d'anéantir" le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.
Le bras de fer stratégique de la guerre se concentre toujours autour du détroit d'Ormuz, une voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures que l'Iran bloque en représailles aux attaques israélo-américaines.
Avec AFP
À défaut, il menaçait "d'anéantir" le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.
Le bras de fer stratégique de la guerre se concentre toujours autour du détroit d'Ormuz, une voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures que l'Iran bloque en représailles aux attaques israélo-américaines.
Il n'y a pas que le pétrole qui est en jeu dans ce conflit puisque engrais, aluminium, hélium et autres matières premières transitent par le détroit d’Ormuz .
Il n'y a pas que le pétrole qui est en jeu dans ce conflit puisque engrais, aluminium, hélium et autres matières premières transitent par le détroit d’Ormuz . Avec l’envoi de l’USS Tripoli et ses marines au Moyen-Orient, une opération au sol se profile-t-elle ?
L’un des navires de guerre américains les plus perfectionnés, l’USS Tripoli, s’est mis en route pour le Moyen-Orient. À son bord, plus de 2 000 marines faisant partie d’une unité d’élite de l’armée américaine. Le signe que Donald Trump serait prêt à lancer en solo des opérations au sol en Iran ?
L’un des navires de guerre américains les plus perfectionnés, l’USS Tripoli, s’est mis en route pour le Moyen-Orient. À son bord, plus de 2 000 marines faisant partie d’une unité d’élite de l’armée américaine. Le signe que Donald Trump serait prêt à lancer en solo des opérations au sol en Iran ?
Avec AFP