Des formations représentant 67 élus ont recommandé Gadi Eisenkot
Le président israélien Isaac Herzog a annoncé son choix le samedi 7 novembre. La remise officielle du mandat est prévue le dimanche 8 novembre à 17 h, heure locale, selon la présidence israélienne. À compter de cette remise, Eisenkot disposera de 28 jours pour former un gouvernement. Herzog pourra lui accorder jusqu’à 14 jours supplémentaires.
Les résultats des législatives du 27 octobre éclairent le paradoxe. Le Likoud de Benjamin Netanyahu est arrivé en tête avec 27 sièges sur 120, devant Yashar, qui en a remporté 21.
Lors des consultations présidentielles, l’ordre s’est inversé. Les formations représentant 67 députés ont recommandé Eisenkot, contre 46 pour Netanyahu. Une formation de sept élus n’a recommandé aucun candidat.
La Liste commune et Ra’am, les deux formations arabes, ont apporté 19 sièges à ce total de 67. Sans leurs recommandations, les autres formations favorables à Eisenkot totalisent 48 sièges, à distance des 61 qui constituent la majorité absolue. Selon The Times of Israel, des responsables de son propre camp s’opposent à ce qu’un gouvernement dépende de ces partis. C’est l’une des difficultés que le chef de Yashar devra résoudre pour transformer l’avance acquise chez Herzog en accord de gouvernement.
De Marrakech à Casablanca, les racines marocaines d’un ancien chef d’état-major
Né à Tibériade en 1960 et élevé à Eilat, Gadi Eisenkot est issu d’une famille juive marocaine. Selon le portrait publié par Anadolu, son père est né à Marrakech et sa mère à Casablanca. Entré dans la brigade Golani en 1978, il a ensuite dirigé le commandement Nord avant de devenir chef d’état-major de l’armée israélienne, de 2015 à 2019. Son histoire familiale rappelle la profondeur des liens humains entre les deux pays. Au Maroc, le préambule de la Constitution de 2011 reconnaît l’affluent hébraïque parmi ceux qui ont nourri l’identité nationale.
Sur le plan diplomatique, Rabat et Israël disposent déjà d’un cadre de coopération. La déclaration tripartite du 22 décembre 2020 a acté la reprise des relations officielles avec l’appui des États-Unis. Un mémorandum de défense a suivi en novembre 2021, puis une première réunion du comité de suivi à Rabat en janvier 2023. L’armée israélienne a annoncé en janvier un plan de travail militaire commun pour 2026. En octobre, le ministère israélien de la Défense a ouvert un pavillon officiel au Marrakech Airshow.
Si Eisenkot parvient à former un gouvernement, Rabat pourra juger sa ligne sur deux dossiers concrets. Le premier est la mise en œuvre des engagements bilatéraux déjà pris.
Le second est la politique de la coalition à Gaza et sur la question palestinienne. Le Maroc a réaffirmé devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU son soutien à un État palestinien viable, avec Al-Qods-Est pour capitale, ainsi que son appel au respect du cessez-le-feu à Gaza et à l’acheminement de l’aide humanitaire. C’est sur ces dossiers que se mesurera la portée d’une éventuelle alternance pour le Royaume.
Les résultats des législatives du 27 octobre éclairent le paradoxe. Le Likoud de Benjamin Netanyahu est arrivé en tête avec 27 sièges sur 120, devant Yashar, qui en a remporté 21.
Lors des consultations présidentielles, l’ordre s’est inversé. Les formations représentant 67 députés ont recommandé Eisenkot, contre 46 pour Netanyahu. Une formation de sept élus n’a recommandé aucun candidat.
La Liste commune et Ra’am, les deux formations arabes, ont apporté 19 sièges à ce total de 67. Sans leurs recommandations, les autres formations favorables à Eisenkot totalisent 48 sièges, à distance des 61 qui constituent la majorité absolue. Selon The Times of Israel, des responsables de son propre camp s’opposent à ce qu’un gouvernement dépende de ces partis. C’est l’une des difficultés que le chef de Yashar devra résoudre pour transformer l’avance acquise chez Herzog en accord de gouvernement.
De Marrakech à Casablanca, les racines marocaines d’un ancien chef d’état-major
Né à Tibériade en 1960 et élevé à Eilat, Gadi Eisenkot est issu d’une famille juive marocaine. Selon le portrait publié par Anadolu, son père est né à Marrakech et sa mère à Casablanca. Entré dans la brigade Golani en 1978, il a ensuite dirigé le commandement Nord avant de devenir chef d’état-major de l’armée israélienne, de 2015 à 2019. Son histoire familiale rappelle la profondeur des liens humains entre les deux pays. Au Maroc, le préambule de la Constitution de 2011 reconnaît l’affluent hébraïque parmi ceux qui ont nourri l’identité nationale.
Sur le plan diplomatique, Rabat et Israël disposent déjà d’un cadre de coopération. La déclaration tripartite du 22 décembre 2020 a acté la reprise des relations officielles avec l’appui des États-Unis. Un mémorandum de défense a suivi en novembre 2021, puis une première réunion du comité de suivi à Rabat en janvier 2023. L’armée israélienne a annoncé en janvier un plan de travail militaire commun pour 2026. En octobre, le ministère israélien de la Défense a ouvert un pavillon officiel au Marrakech Airshow.
Si Eisenkot parvient à former un gouvernement, Rabat pourra juger sa ligne sur deux dossiers concrets. Le premier est la mise en œuvre des engagements bilatéraux déjà pris.
Le second est la politique de la coalition à Gaza et sur la question palestinienne. Le Maroc a réaffirmé devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU son soutien à un État palestinien viable, avec Al-Qods-Est pour capitale, ainsi que son appel au respect du cessez-le-feu à Gaza et à l’acheminement de l’aide humanitaire. C’est sur ces dossiers que se mesurera la portée d’une éventuelle alternance pour le Royaume.