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KfW injecte 100 M€ pour l’eau marocaine


Rédigé par le Jeudi 26 Mars 2026



La banque de développement KfW octroie 100 millions d’euros au Maroc pour soutenir la réforme de la gestion de l’eau. Objectif: renforcer la durabilité des ressources et moderniser la gouvernance face au stress hydrique.

Gouvernance, efficacité et investissements ciblés

KfW injecte 100 M€ pour l’eau marocaine
Confronté à une aridification structurelle et à des sécheresses récurrentes, le Maroc accélère la refonte de son modèle hydrique. Dans ce cadre, la KfW apporte 100 millions d’euros pour appuyer des réformes de gouvernance, la planification intégrée par bassin et l’amélioration de la performance des opérateurs. L’appui financier s’inscrit en complément des chantiers nationaux prioritaires : interconnexions nord‑sud, dessalement d’eau de mer alimenté par les énergies renouvelables, réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation et l’industrie, et réduction des pertes en réseau.

Le programme prévoit de renforcer les capacités des agences de bassin, de digitaliser la mesure et le suivi de la ressource, et d’aligner les mécanismes tarifaires avec les impératifs d’efficacité et d’équité sociale. Une attention particulière est portée aux zones rurales et périurbaines, où la sécurisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste un levier de santé publique et de développement économique. L’appui KfW doit aussi catalyser des cofinancements multilatéraux et privés, afin d’amplifier l’investissement dans des projets structurants, des stations de dessalement sobres, et des réseaux intelligents.

Cette enveloppe se coordonne avec les stratégies climatiques du Maroc et les efforts d’optimisation de la demande, incluant l’efficacité agricole, la lutte contre le pompage illégal et la protection des aquifères. Les indicateurs de résultat cibleront la réduction des pertes physiques et commerciales, l’augmentation des volumes sécurisés via dessalement et réutilisation, et la résilience des services face aux chocs climatiques. Au-delà du financement, la valeur ajoutée tient à l’expertise allemande en gouvernance sectorielle et à l’accompagnement des réformes institutionnelles. En somme, il s’agit de faire évoluer un modèle historiquement centré sur l’offre vers une gestion intégrée, sobre et robuste, afin de concilier besoins domestiques, agricoles et industriels avec des contraintes climatiques désormais structurelles.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 26 Mars 2026