Cette agression, loin d'être un incident isolé, est le résultat de la fusion de deux stratégies militaires aux objectifs complémentaires mais distincts :
Mme Tahiri Zoubida MOUMJID
1. La 1ère est l’opération « fureur épique », lancée par le Pentagone sous l'impulsion directe de la Maison-Blanche et de Donald Trump, qui vise une neutralisation structurelle, avec comme objectif l’éradication des capacités balistiques iraniennes, le démantèlement des infrastructures nucléaires et le déclenchement d'un « blackout » numérique total.
2. La 2ème est l’opération baptisée « lion rugissant », menée par les forces israéliennes, se concentrant sur l’éradication du leadership Iranien. En frappant le cœur de Téhéran, elle a visé le sommet de la pyramide : la mort de l'Ayatollah Ali Khamenei, qui semble être confirmée ce matin.
En agissant de la sorte, ce binôme opérationnel ne se contente pas de frapper des cibles militaires ; il vise délibérément l'effondrement psychologique d'une nation pour forcer un changement de régime. Mais ce faisant, il a activé un engrenage qui dépasse de loin le plateau iranien.
Un Moyen-Orient Sacrifié :
Le premier grand enseignement de ce conflit est le rôle de « paratonnerre » imposé aux alliés arabes de Washington.
Et du coup, pour Téhéran, Abu Dhabi n’est plus un voisin, mais un belligérant. Sa riposte iranienne n'a donc pas tardé. Les frappes sur les UAE prouvent que l'Amérique utilise ses alliés comme des boucliers humains.
Washington bombarde depuis la sécurité de ses porte-avions, mais ce sont les gratte-ciels de Dubaï qui tremblent.
L'objectif n'est pas seulement de détruire le nucléaire iranien, mais de briser définitivement l'influence chiite au Liban, en Irak et au Yémen.
Israël utilise le bras armé américain pour redessiner une carte régionale où aucune puissance ne pourrait plus contester sa suprématie.
- La Trahison par la Géographie.
Et du coup, pour Téhéran, Abu Dhabi n’est plus un voisin, mais un belligérant. Sa riposte iranienne n'a donc pas tardé. Les frappes sur les UAE prouvent que l'Amérique utilise ses alliés comme des boucliers humains.
Washington bombarde depuis la sécurité de ses porte-avions, mais ce sont les gratte-ciels de Dubaï qui tremblent.
- L'Instrumentalisation par Israël.
L'objectif n'est pas seulement de détruire le nucléaire iranien, mais de briser définitivement l'influence chiite au Liban, en Irak et au Yémen.
Israël utilise le bras armé américain pour redessiner une carte régionale où aucune puissance ne pourrait plus contester sa suprématie.
La mécanique de l'agression : Un passé qui ne meurt jamais
L'histoire des États-Unis est celle d'une puissance qui ne survit que par l'expansion et la prédation. L'agression contre l'Iran s'inscrit dans une lignée directe :
- La prédation des ressources : Que ce soit le pétrole irakien, l'or libyen ou aujourd'hui les terres rares du Groenland- pour ne citer que ceux là-, la motivation est toujours la même : le racket des ressources stratégiques sous couvert de libération des peuples.
- La guerre sur l’Irak : Comme pour les armes de destruction massive, l'argumentaire du « péril nucléaire immédiat » a été utilisé pour justifier une invasion illégale d’un état souverain.
Et que dire du continent africain ?
L’Afrique serait un terrain de chasse silencieux, car les caméras de CNN n’y vont jamais. On nous parle de lutte contre le terrorisme au Sahel, en Libye ou en Somalie...
Mais étrangement, les bases de drones américaines fleurissent toujours à proximité des gisements d'uranium au Niger ou des réserves pétrolières du Golfe de Guinée.
Le décompte des pays attaqués par les États-Unis est une litanie de pillages déguisés :
En Lybie, on a « protégé les civils » en pulvérisant l'État le plus stable de la région, laissant les compagnies pétrolières se disputer les restes.
En Irak, on cherchait des "armes de destruction massive" qu'on n'a jamais trouvées, mais on a bien trouvé le chemin des puits de pétrole, Au Nigéria et au Niger, très récemment encore, sous couvert de « conseil militaire », on sécurise l'approvisionnement en minerais essentiels pour les industries de la technologie et de la high tech américaine.
Mais étrangement, les bases de drones américaines fleurissent toujours à proximité des gisements d'uranium au Niger ou des réserves pétrolières du Golfe de Guinée.
Le décompte des pays attaqués par les États-Unis est une litanie de pillages déguisés :
En Lybie, on a « protégé les civils » en pulvérisant l'État le plus stable de la région, laissant les compagnies pétrolières se disputer les restes.
En Irak, on cherchait des "armes de destruction massive" qu'on n'a jamais trouvées, mais on a bien trouvé le chemin des puits de pétrole, Au Nigéria et au Niger, très récemment encore, sous couvert de « conseil militaire », on sécurise l'approvisionnement en minerais essentiels pour les industries de la technologie et de la high tech américaine.
Le Piège de la Rue Arabe
Le risque ultime de cette double opération est le réveil de la « Rue Arabe ».
En sacrifiant l'Iran et en exposant les populations du Golfe, Washington va peut-être gagner une bataille militaire, mais il perdra la guerre des cœurs, y compris des américains eux-mêmes.
Le sentiment d'injustice face à ce « deux poids, deux mesures » permanent pourrait mener à des révoltes et insurrections intérieures capables de créer le Chaos, ce qui est peut-être l’un des objectifs ultimes.
Le 28 février 2026 ne serait pas la fin de l'Iran, ce serait le début d'un embrasement mondial où l'Amérique, à force de vouloir tout contrôler par la peur, finirait par unir ses adversaires contre elle.
Et comme l’histoire est un éternel recommencement, l’attaque de samedi contre est loin d’être une erreur de parcours, c’est le paroxysme d’un système qui ne sait plus créer de richesse, mais seulement la confisquer par la force.
Hier l'Irak, aujourd'hui l'Iran, demain le Groenland... L’Amérique ne protège pas le monde ; elle le clôture pour mieux l'exploiter.
Par Mme Tahiri Zoubida MOUMJID - Experte en communication Politique et Paix & Médiation.
En sacrifiant l'Iran et en exposant les populations du Golfe, Washington va peut-être gagner une bataille militaire, mais il perdra la guerre des cœurs, y compris des américains eux-mêmes.
Le sentiment d'injustice face à ce « deux poids, deux mesures » permanent pourrait mener à des révoltes et insurrections intérieures capables de créer le Chaos, ce qui est peut-être l’un des objectifs ultimes.
Le 28 février 2026 ne serait pas la fin de l'Iran, ce serait le début d'un embrasement mondial où l'Amérique, à force de vouloir tout contrôler par la peur, finirait par unir ses adversaires contre elle.
Et comme l’histoire est un éternel recommencement, l’attaque de samedi contre est loin d’être une erreur de parcours, c’est le paroxysme d’un système qui ne sait plus créer de richesse, mais seulement la confisquer par la force.
Hier l'Irak, aujourd'hui l'Iran, demain le Groenland... L’Amérique ne protège pas le monde ; elle le clôture pour mieux l'exploiter.
Par Mme Tahiri Zoubida MOUMJID - Experte en communication Politique et Paix & Médiation.