Passer de la logique électorale à la logique gouvernementale
L’un des enseignements majeurs de la position de l’Istiqlal est précisément celui-ci : une élection se gagne dans la compétition, mais un gouvernement se construit dans la responsabilité.
Nizar Baraka a insisté sur la nécessité de traduire les engagements électoraux en politiques publiques et de restaurer la crédibilité de l’action politique. Cette exigence est particulièrement significative dans un contexte marqué par une participation électorale de 38 %, qui a nourri les interrogations sur le rapport des citoyens aux institutions représentatives.
La future majorité ne pourra donc pas se limiter à additionner des sièges. Elle devra également construire une cohérence politique, programmatique et gouvernementale.
C’est précisément dans cette perspective que l’idée avancée par Fatima Zahra El Mansouri d’un « gouvernement politique, fort et cohérent », organisé autour de pôles sectoriels homogènes, prend tout son relief.
L’enjeu n’est plus simplement de savoir qui entrera au gouvernement, mais pour faire quoi, avec quelles priorités et selon quelle méthode de gouvernance.
Nizar Baraka a insisté sur la nécessité de traduire les engagements électoraux en politiques publiques et de restaurer la crédibilité de l’action politique. Cette exigence est particulièrement significative dans un contexte marqué par une participation électorale de 38 %, qui a nourri les interrogations sur le rapport des citoyens aux institutions représentatives.
La future majorité ne pourra donc pas se limiter à additionner des sièges. Elle devra également construire une cohérence politique, programmatique et gouvernementale.
C’est précisément dans cette perspective que l’idée avancée par Fatima Zahra El Mansouri d’un « gouvernement politique, fort et cohérent », organisé autour de pôles sectoriels homogènes, prend tout son relief.
L’enjeu n’est plus simplement de savoir qui entrera au gouvernement, mais pour faire quoi, avec quelles priorités et selon quelle méthode de gouvernance.
L’Istiqlal face à un choix de cohérence
Le vote unanime du Conseil national donne à Nizar Baraka une marge de négociation claire. Il ne constitue pas, en lui-même, un accord définitif sur la composition ou la répartition des portefeuilles. Il ouvre plutôt la voie à une négociation politique dont les contours restent à préciser.
Cette nuance est essentielle. L’Istiqlal arrive à la table des négociations avec un capital politique important : une implantation historique, une représentation parlementaire significative et une expérience gouvernementale récente.
Mais cette expérience crée également une exigence : celle de tirer les leçons de la précédente législature et de transformer la participation gouvernementale en capacité réelle d’action publique.
Le parti met déjà en avant plusieurs priorités : emploi, pouvoir d’achat, jeunesse, autonomisation des femmes, élargissement de la classe moyenne, réduction des disparités territoriales et développement du monde rural.
Ces dossiers ne sont pas secondaires. Ils constituent probablement le cœur du prochain contrat politique entre les partis de la majorité et les citoyens.
Cette nuance est essentielle. L’Istiqlal arrive à la table des négociations avec un capital politique important : une implantation historique, une représentation parlementaire significative et une expérience gouvernementale récente.
Mais cette expérience crée également une exigence : celle de tirer les leçons de la précédente législature et de transformer la participation gouvernementale en capacité réelle d’action publique.
Le parti met déjà en avant plusieurs priorités : emploi, pouvoir d’achat, jeunesse, autonomisation des femmes, élargissement de la classe moyenne, réduction des disparités territoriales et développement du monde rural.
Ces dossiers ne sont pas secondaires. Ils constituent probablement le cœur du prochain contrat politique entre les partis de la majorité et les citoyens.
Une majorité qui devra répondre à une nouvelle demande sociale
Le prochain gouvernement héritera d’un Maroc confronté simultanément à des transformations économiques, sociales et géopolitiques profondes. Le défi de l’emploi des jeunes demeure central. Celui du pouvoir d’achat touche directement la perception quotidienne de l’action publique.
Les disparités territoriales posent la question de l’équité dans l’accès aux services et aux opportunités. Quant à la classe moyenne, son élargissement constitue un indicateur particulièrement révélateur de la capacité de la croissance à produire une prospérité socialement perceptible.
À cela s’ajoutent des échéances stratégiques majeures, notamment la préparation des grandes transformations liées à l’horizon 2030.
Le prochain exécutif devra donc conjuguer continuité des grands chantiers et capacité à ouvrir une nouvelle étape de l’action publique.
C’est là que la notion de gouvernement politique prend tout son sens : un gouvernement ne peut être seulement une mécanique administrative ; il doit porter une vision, hiérarchiser les priorités et assumer des choix devant les citoyens.
Les disparités territoriales posent la question de l’équité dans l’accès aux services et aux opportunités. Quant à la classe moyenne, son élargissement constitue un indicateur particulièrement révélateur de la capacité de la croissance à produire une prospérité socialement perceptible.
À cela s’ajoutent des échéances stratégiques majeures, notamment la préparation des grandes transformations liées à l’horizon 2030.
Le prochain exécutif devra donc conjuguer continuité des grands chantiers et capacité à ouvrir une nouvelle étape de l’action publique.
C’est là que la notion de gouvernement politique prend tout son sens : un gouvernement ne peut être seulement une mécanique administrative ; il doit porter une vision, hiérarchiser les priorités et assumer des choix devant les citoyens.
Le véritable enjeu : la qualité de la coalition
La formation de la prochaine majorité pourrait également modifier profondément les équilibres politiques issus de la précédente législature.
Les premières consultations ont ouvert plusieurs scénarios, dont celui d’une configuration associant le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, qui disposerait de 207 sièges selon les données rapportées par Médias24.
D’autres configurations restent naturellement possibles à ce stade. Il serait cependant réducteur de considérer la question uniquement sous l’angle du nombre de députés.
Une majorité durable suppose au moins trois éléments : une cohérence programmatique, une discipline gouvernementale et une capacité à arbitrer collectivement les grandes décisions.
Autrement dit, la question centrale n’est pas seulement celle de la majorité numérique, mais celle de la majorité politique.
Les premières consultations ont ouvert plusieurs scénarios, dont celui d’une configuration associant le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, qui disposerait de 207 sièges selon les données rapportées par Médias24.
D’autres configurations restent naturellement possibles à ce stade. Il serait cependant réducteur de considérer la question uniquement sous l’angle du nombre de députés.
Une majorité durable suppose au moins trois éléments : une cohérence programmatique, une discipline gouvernementale et une capacité à arbitrer collectivement les grandes décisions.
Autrement dit, la question centrale n’est pas seulement celle de la majorité numérique, mais celle de la majorité politique.
Une nouvelle étape pour l’Istiqlal
Pour l’Istiqlal, l’entrée dans le prochain gouvernement pourrait ainsi constituer davantage qu’une continuité institutionnelle. Elle pourrait être l’occasion de redéfinir la relation entre participation gouvernementale, identité politique et résultats concrets.
Le mandat donné à Nizar Baraka place désormais la responsabilité au niveau des négociations. Il lui appartiendra de transformer la décision politique du Conseil national en un accord suffisamment solide pour permettre au parti de défendre ses priorités tout en s’inscrivant dans une vision gouvernementale commune.
Dans cette nouvelle séquence, la question des portefeuilles ne devrait donc pas être dissociée de celle des politiques publiques. La véritable valeur d’une participation gouvernementale se mesurera moins au nombre de ministères obtenus qu’à la capacité de transformer les engagements électoraux en résultats tangibles.
C’est probablement là que se situe le véritable défi de la future équipe El Mansouri : passer de la coalition électorale à la coalition de gouvernement, et de la promesse politique à la preuve par l’action.
La décision de l’Istiqlal marque, à cet égard, une étape importante. Mais elle n’est que le début du processus.
Les prochaines négociations diront si la nouvelle majorité sera simplement une construction parlementaire ou si elle parviendra à devenir un véritable projet politique collectif pour la prochaine étape du Maroc.
Le mandat donné à Nizar Baraka place désormais la responsabilité au niveau des négociations. Il lui appartiendra de transformer la décision politique du Conseil national en un accord suffisamment solide pour permettre au parti de défendre ses priorités tout en s’inscrivant dans une vision gouvernementale commune.
Dans cette nouvelle séquence, la question des portefeuilles ne devrait donc pas être dissociée de celle des politiques publiques. La véritable valeur d’une participation gouvernementale se mesurera moins au nombre de ministères obtenus qu’à la capacité de transformer les engagements électoraux en résultats tangibles.
C’est probablement là que se situe le véritable défi de la future équipe El Mansouri : passer de la coalition électorale à la coalition de gouvernement, et de la promesse politique à la preuve par l’action.
La décision de l’Istiqlal marque, à cet égard, une étape importante. Mais elle n’est que le début du processus.
Les prochaines négociations diront si la nouvelle majorité sera simplement une construction parlementaire ou si elle parviendra à devenir un véritable projet politique collectif pour la prochaine étape du Maroc.