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L'ONU réclame des comptes aux géants de l'IA sur leur empreinte climatique


Rédigé par La rédaction le Mercredi 24 Juin 2026



L'intelligence artificielle est souvent présentée comme une technologie légère, presque immatérielle. Un écran, une question, une réponse. Pourtant, derrière chaque requête, il y a des centres de données, des serveurs, de l'électricité, des systèmes de refroidissement et parfois une consommation d'eau considérable.

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a demandé aux entreprises de l'IA de rendre publiques leurs émissions, leurs besoins énergétiques et leur usage de l'eau. Le message est clair : l'innovation ne peut plus se soustraire au devoir de transparence environnementale.

Le sujet concerne directement le Maroc. Le Royaume ambitionne de devenir une plateforme numérique et énergétique régionale. Son potentiel solaire et éolien est réel. Ses projets de data centers, de cloud et d'intelligence artificielle sont appelés à se multiplier. Mais cette ambition soulève une question essentielle : quelle IA voulons-nous développer dans un pays où l'eau demeure une ressource sous pression ?

  Il serait absurde de rejeter la technologie au nom de l'écologie. L'IA peut aider à optimiser l'irrigation, anticiper les risques climatiques, gérer les réseaux électriques et améliorer les services publics. Mais elle ne doit pas devenir une nouvelle industrie opaque, énergivore et difficile à contrôler. La transparence climatique doit donc accompagner l'innovation dès maintenant. Sans cela, le discours sur l'IA verte risque de rester une jolie formule, vite répétée, rarement mesurée.




Mercredi 24 Juin 2026