L’Official MENA Chart met en place de nouvelles règles afin d’encadrer la présence des morceaux conçus avec l’aide de l’intelligence artificielle générative dans ses classements musicaux. Désormais, l’utilisation de l’IA ne suffira pas à exclure un titre, mais son éligibilité dépendra de plusieurs conditions strictes liées à la légalité, à la contribution humaine et à l’intégrité des écoutes.
Ces nouvelles règles concernent les classements officiels de la région MENA, ainsi que ceux de l’Égypte, de l’Afrique du Nord, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Elles visent à distinguer les œuvres où l’IA intervient comme un outil d’aide à la création de celles entièrement générées par des systèmes automatisés ou issues de services non autorisés.
Trois conditions pour figurer dans les classements
Pour être pris en compte, un morceau utilisant l’IA générative devra répondre à trois critères principaux. D’abord, le service d’intelligence artificielle employé devra être autorisé et licite. Ensuite, l’œuvre devra être substantiellement réalisée par un humain, afin de préserver la place centrale de la création artistique. Enfin, le titre ne devra faire l’objet d’aucun soupçon de manipulation des écoutes ou des classements.
Le cadre prévoit aussi le respect des législations en vigueur, notamment celles relatives aux droits d’auteur, aux droits voisins et aux droits de la personnalité. Les enregistrements ne devront pas enfreindre les conditions d’utilisation des outils d’IA mobilisés pour leur production.
Transparence envers les auditeurs
L’Official MENA Chart insiste également sur la nécessité d’informer clairement les auditeurs. Le recours à l’intelligence artificielle générative devra être signalé de manière appropriée sur les plateformes de diffusion, conformément aux règles applicables et aux standards d’étiquetage du secteur musical.
Ces principes ont été élaborés par la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) avec le soutien de grands acteurs du secteur, parmi lesquels Sony Music, Universal Music Group et Warner Music Group. Ils interviennent dans un contexte marqué par la multiplication de morceaux générés ou assistés par IA sur les plateformes de streaming, parfois à partir de modèles entraînés sans autorisation sur des œuvres existantes.
Préserver la création humaine
Pour Rawan Al-Dabbas, directrice régionale de l’IFPI MENA, l’enjeu est de continuer à célébrer les artistes tout en laissant une place à l’innovation. Selon elle, ces règles doivent permettre aux classements de refléter une véritable réussite artistique, tout en autorisant l’usage de services d’IA générative dûment encadrés.
Cette démarche s’inscrit aussi dans un effort plus large de clarification. Des créateurs et entreprises de l’industrie musicale ont récemment soutenu une approche volontaire d’étiquetage distinguant les contenus « générés par IA » des contenus « assistés par IA », afin d’améliorer l’information des utilisateurs.
À travers ce nouveau cadre, l’IFPI ne rejette pas l’intelligence artificielle dans la musique. Elle entend plutôt garantir que son usage respecte les droits des créateurs, maintienne une contribution humaine réelle et préserve la fiabilité des classements musicaux.
Ces nouvelles règles concernent les classements officiels de la région MENA, ainsi que ceux de l’Égypte, de l’Afrique du Nord, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Elles visent à distinguer les œuvres où l’IA intervient comme un outil d’aide à la création de celles entièrement générées par des systèmes automatisés ou issues de services non autorisés.
Trois conditions pour figurer dans les classements
Pour être pris en compte, un morceau utilisant l’IA générative devra répondre à trois critères principaux. D’abord, le service d’intelligence artificielle employé devra être autorisé et licite. Ensuite, l’œuvre devra être substantiellement réalisée par un humain, afin de préserver la place centrale de la création artistique. Enfin, le titre ne devra faire l’objet d’aucun soupçon de manipulation des écoutes ou des classements.
Le cadre prévoit aussi le respect des législations en vigueur, notamment celles relatives aux droits d’auteur, aux droits voisins et aux droits de la personnalité. Les enregistrements ne devront pas enfreindre les conditions d’utilisation des outils d’IA mobilisés pour leur production.
Transparence envers les auditeurs
L’Official MENA Chart insiste également sur la nécessité d’informer clairement les auditeurs. Le recours à l’intelligence artificielle générative devra être signalé de manière appropriée sur les plateformes de diffusion, conformément aux règles applicables et aux standards d’étiquetage du secteur musical.
Ces principes ont été élaborés par la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) avec le soutien de grands acteurs du secteur, parmi lesquels Sony Music, Universal Music Group et Warner Music Group. Ils interviennent dans un contexte marqué par la multiplication de morceaux générés ou assistés par IA sur les plateformes de streaming, parfois à partir de modèles entraînés sans autorisation sur des œuvres existantes.
Préserver la création humaine
Pour Rawan Al-Dabbas, directrice régionale de l’IFPI MENA, l’enjeu est de continuer à célébrer les artistes tout en laissant une place à l’innovation. Selon elle, ces règles doivent permettre aux classements de refléter une véritable réussite artistique, tout en autorisant l’usage de services d’IA générative dûment encadrés.
Cette démarche s’inscrit aussi dans un effort plus large de clarification. Des créateurs et entreprises de l’industrie musicale ont récemment soutenu une approche volontaire d’étiquetage distinguant les contenus « générés par IA » des contenus « assistés par IA », afin d’améliorer l’information des utilisateurs.
À travers ce nouveau cadre, l’IFPI ne rejette pas l’intelligence artificielle dans la musique. Elle entend plutôt garantir que son usage respecte les droits des créateurs, maintienne une contribution humaine réelle et préserve la fiabilité des classements musicaux.


