Le football est, rappelons-le, le sport universel par excellence.
Cette universalité a longtemps été confisquée par la domination écrasante de l’Europe.
Cette domination a souffert de l’émergence du football sud-américain et résiste aujourd’hui à l’émergence d’un football africain, pétri de talents et qui représente un danger plus sérieux pour l’Europe.
En effet, le football européen tire l’essentiel de ses ressources humaines du potentiel que représentent les talents africains.
Certaines équipes sont majoritairement composées de joueurs issus de l’émigration africaine. L’émergence des nations africaines représente un danger sérieux pour leur domination.
Jusqu’à présent, personne n’a jamais obligé Zidane, Mbappé, Rüdiger ou Tigana de choisir leur pays d’adoption en Europe.
C’était un choix logique qui reposait sur le niveau de leurs coéquipiers, la qualité des infrastructures dans lesquelles ils évoluaient et l’importance des compétitions auxquelles ils étaient appelés à participer.
Cette logique est en train de changer de camp. Sur la qualité des équipes nationales africaines, l’évolution est spectaculaire.
Elle a commencé timidement avec une première et timide participation marocaine au Mondial 1970, une première victoire tunisienne en 1978, un premier exploit algérien avec une victoire face à un champion du monde en 1982, un premier sans-faute, toujours en 1982, lorsque le Cameroun s’est vu éliminé sans concéder une seule défaite.
Et, à partir de 1986, les premières sorties de la phase des poules : le Maroc, à nouveau comme précurseur avec une qualification en huitièmes de finale, suivi du Cameroun en 1990 et en quarts du Sénégal, du Ghana, du Nigeria et, enfin en 2022, le Maroc a atteint les demi-finales.
Le football africain a brillé aussi aux Jeux olympiques avec deux médailles d’or pour le Nigeria et le Cameroun, une médaille d’argent pour le Nigeria et deux médailles de bronze pour le Maroc et le Ghana.
Ces brillants résultats ont concerné les catégories inférieures : le Ghana et le Maroc ont été champions du monde U20, tandis que le Nigeria, avec 5 titres, et le Ghana, avec 2 titres, ont été champions du monde U17.
On peut d’ailleurs déplorer l’absence du Nigeria et du Cameroun, deux des meilleurs représentants historiques du football africain, au prochain Mondial.
Cette domination a souffert de l’émergence du football sud-américain et résiste aujourd’hui à l’émergence d’un football africain, pétri de talents et qui représente un danger plus sérieux pour l’Europe.
En effet, le football européen tire l’essentiel de ses ressources humaines du potentiel que représentent les talents africains.
Certaines équipes sont majoritairement composées de joueurs issus de l’émigration africaine. L’émergence des nations africaines représente un danger sérieux pour leur domination.
Jusqu’à présent, personne n’a jamais obligé Zidane, Mbappé, Rüdiger ou Tigana de choisir leur pays d’adoption en Europe.
C’était un choix logique qui reposait sur le niveau de leurs coéquipiers, la qualité des infrastructures dans lesquelles ils évoluaient et l’importance des compétitions auxquelles ils étaient appelés à participer.
Cette logique est en train de changer de camp. Sur la qualité des équipes nationales africaines, l’évolution est spectaculaire.
Elle a commencé timidement avec une première et timide participation marocaine au Mondial 1970, une première victoire tunisienne en 1978, un premier exploit algérien avec une victoire face à un champion du monde en 1982, un premier sans-faute, toujours en 1982, lorsque le Cameroun s’est vu éliminé sans concéder une seule défaite.
Et, à partir de 1986, les premières sorties de la phase des poules : le Maroc, à nouveau comme précurseur avec une qualification en huitièmes de finale, suivi du Cameroun en 1990 et en quarts du Sénégal, du Ghana, du Nigeria et, enfin en 2022, le Maroc a atteint les demi-finales.
Le football africain a brillé aussi aux Jeux olympiques avec deux médailles d’or pour le Nigeria et le Cameroun, une médaille d’argent pour le Nigeria et deux médailles de bronze pour le Maroc et le Ghana.
Ces brillants résultats ont concerné les catégories inférieures : le Ghana et le Maroc ont été champions du monde U20, tandis que le Nigeria, avec 5 titres, et le Ghana, avec 2 titres, ont été champions du monde U17.
On peut d’ailleurs déplorer l’absence du Nigeria et du Cameroun, deux des meilleurs représentants historiques du football africain, au prochain Mondial.
Paradoxalement, ces résultats n’ont pas suffi pour séduire la crème du football africain qui a choisi l’Europe pour faire carrière.
Ce n’est pas inéluctable. Messi, formé en Espagne, a pourtant choisi l’Argentine. Comment faire pour que les Messi africains choisissent l’Afrique, à l’avenir ?
Et comment faire également pour éviter la fuite des joueurs Africains vers les pays du Golfe ? Un risque auquel les pays Africains seront exposés s'ils continuent à se satisfaire de leur train-train.
Les conditions sont nombreuses :
Et comment faire également pour éviter la fuite des joueurs Africains vers les pays du Golfe ? Un risque auquel les pays Africains seront exposés s'ils continuent à se satisfaire de leur train-train.
Les conditions sont nombreuses :
1. Changer de paradigme, rompre avec le passé et briser les plafonds de verre. Le premier obstacle à surmonter est d’ordre psychologique : les sélections africaines manquent d’ambition.
Pendant de longues années, les Africains se sont réfugiés dans leurs compétitions locales et ont fait de la Coupe d’Afrique des Nations le substitut à leurs ambitions mondiales.
Ils se sont étripés, à l’abri des regards, pour des titres continentaux, convaincus que le Mondial, c’était pour les autres. Plombés par des dirigeants gagne-petit, ils se sont résignés à la médiocrité.
L’Égypte est le symbole de cette politique de l’entre-soi dans laquelle elle a maintenu la CAF en distribuant des strapontins à quelques dirigeants véreux qui ont maintenu l’institution africaine déficitaire, sans feuille de route ni volonté.
Pendant de longues années, les Africains se sont réfugiés dans leurs compétitions locales et ont fait de la Coupe d’Afrique des Nations le substitut à leurs ambitions mondiales.
Ils se sont étripés, à l’abri des regards, pour des titres continentaux, convaincus que le Mondial, c’était pour les autres. Plombés par des dirigeants gagne-petit, ils se sont résignés à la médiocrité.
L’Égypte est le symbole de cette politique de l’entre-soi dans laquelle elle a maintenu la CAF en distribuant des strapontins à quelques dirigeants véreux qui ont maintenu l’institution africaine déficitaire, sans feuille de route ni volonté.
2. Investir dans la formation des joueurs, des entraîneurs et des agents de joueurs. L’exemple de l’académie Mohammed VI, inaugurée en 2008, est un modèle de ce qu’il faut faire pour détecter, former et préparer les équipes nationales.
Pour Ziyech, jouer avec Ounahi – formé à l’Académie – est une assurance de choix de carrière efficace. Il aurait choisi la Hollande si l’environnement n’était pas convaincant.
Pour Ziyech, jouer avec Ounahi – formé à l’Académie – est une assurance de choix de carrière efficace. Il aurait choisi la Hollande si l’environnement n’était pas convaincant.
3. Investir dans les infrastructures. Les clubs européens se plaignent souvent de la qualité des pelouses sur lesquelles vont évoluer leurs joueurs lors des trêves internationales et des risques de blessures encourus.
C’est en train de changer partout sur le continent. Les pays qui ne sont pas aux normes ne jouent pas à domicile.
C’est en train de changer partout sur le continent. Les pays qui ne sont pas aux normes ne jouent pas à domicile.
4. Investir dans les compétitions. C’était incontestablement plus valorisant pour un joueur de participer à l’Euro qu’à la CAN. C’est en train de changer avec la nouvelle CAF. Cette dernière a d’abord imposé un cahier des charges avec un curseur placé très haut.
Rien ne doit distinguer l’Euro de la CAN si tout le monde s’y met.
Ce qu’a réalisé le Maroc pour la CAN 2025 suscite incontestablement des craintes en Europe. C’est pour ça que l’on peut qualifier le soutien aux hooligans sénégalais (les fameux 18 encore en prison) d’hypocrite, de populiste et d’opportuniste : il sert les intérêts européens beaucoup plus que les intérêts du Sénégal.
Rien ne doit distinguer l’Euro de la CAN si tout le monde s’y met.
Ce qu’a réalisé le Maroc pour la CAN 2025 suscite incontestablement des craintes en Europe. C’est pour ça que l’on peut qualifier le soutien aux hooligans sénégalais (les fameux 18 encore en prison) d’hypocrite, de populiste et d’opportuniste : il sert les intérêts européens beaucoup plus que les intérêts du Sénégal.
En organisant une Coupe d’Afrique de tous les records en 2025, le Maroc a voulu donner une visibilité et une notoriété de premier plan au football africain.
Il a voulu faire de la CAN un rendez-vous planétaire. Il a construit des stades 100% marocains, sublimé un cahier des charges aux meilleures normes mondiales et, surtout, attiré des sponsors et battu des records d’interactions sur le net.
Cette volonté est en jeu auprès du TAS, qui a pour devoir de faire respecter les règles. Ce n’est pas tant le titre de champion d’Afrique qui est en jeu.
Ce titre ne va commencer à prendre de la valeur qu’à partir du jour où la CAN sera en compétition avec l’Euro. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir du football africain.
Pour mettre fin à l’hooliganisme en Angleterre, il a fallu le drame du Heysel et la suspension de Liverpool pendant cinq ans de toute compétition européenne.
Le 18 janvier dernier, l’Afrique a échappé à un Heysel bis, grâce à la sagesse du public marocain, à l’efficacité des autorités et à la décision de la CAF de céder à un public irresponsable et déterminé à faire mal. Une décision qu’elle a par la suite corrigée et que le TAS doit confirmer.
Par Bargach Larbi.
Cette volonté est en jeu auprès du TAS, qui a pour devoir de faire respecter les règles. Ce n’est pas tant le titre de champion d’Afrique qui est en jeu.
Ce titre ne va commencer à prendre de la valeur qu’à partir du jour où la CAN sera en compétition avec l’Euro. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir du football africain.
Pour mettre fin à l’hooliganisme en Angleterre, il a fallu le drame du Heysel et la suspension de Liverpool pendant cinq ans de toute compétition européenne.
Le 18 janvier dernier, l’Afrique a échappé à un Heysel bis, grâce à la sagesse du public marocain, à l’efficacité des autorités et à la décision de la CAF de céder à un public irresponsable et déterminé à faire mal. Une décision qu’elle a par la suite corrigée et que le TAS doit confirmer.
Par Bargach Larbi.
