À quoi sert d'être performant si personne ne vous fait confiance ? L'évaluation des politiques publiques a une dimension démocratique cruciale. Elle est le pont entre l'administration et le citoyen. Si ce pont est coupé, si l'État n'est pas "réactif", c'est tout le contrat social qui se fragilise.
Transparence et Réactivité : Les clés de la paix sociale
L'étude de Kim et Lee (2012) citée dans notre dossier apporte un éclairage sociologique fondamental. Elle démontre que la confiance des citoyens envers leur gouvernement est directement corrélée à deux facteurs : la transparence et la "réactivité" (responsiveness).
L'évaluation des politiques publiques est censée nourrir ces deux facteurs. En publiant des résultats (transparence) et en corrigeant les erreurs (réactivité), l'État montre qu'il est à l'écoute. Or, au Maroc, ce mécanisme de feedback est grippé.
Le citoyen a souvent l'impression que l'administration est une "boîte noire". Il subit les décisions sans comprendre leur logique ni voir leurs résultats. L'absence de données claires sur l'impact des politiques publiques nourrit la suspicion. Quand un projet prend du retard ou qu'un service est défaillant, le silence de l'administration est perçu comme du mépris ou de l'incompétence.
L'évaluation doit donc sortir des bureaux des ministères pour devenir un outil de dialogue public. Les rapports de la Cour des Comptes ou les évaluations parlementaires ne doivent pas être des armes politiques, mais des bases de discussion objectives.
Si l'administration utilise l'évaluation pour dire "Voici où nous avons échoué, et voici comment nous allons corriger le tir", elle gagne en crédibilité. L'aveu de faiblesse, s'il est suivi d'action, génère de la confiance. À l'inverse, la communication triomphaliste déconnectée de la réalité vécue par les citoyens détruit le capital de confiance. L'évaluation est donc, in fine, un outil de légitimité politique.
L'évaluation des politiques publiques est censée nourrir ces deux facteurs. En publiant des résultats (transparence) et en corrigeant les erreurs (réactivité), l'État montre qu'il est à l'écoute. Or, au Maroc, ce mécanisme de feedback est grippé.
Le citoyen a souvent l'impression que l'administration est une "boîte noire". Il subit les décisions sans comprendre leur logique ni voir leurs résultats. L'absence de données claires sur l'impact des politiques publiques nourrit la suspicion. Quand un projet prend du retard ou qu'un service est défaillant, le silence de l'administration est perçu comme du mépris ou de l'incompétence.
L'évaluation doit donc sortir des bureaux des ministères pour devenir un outil de dialogue public. Les rapports de la Cour des Comptes ou les évaluations parlementaires ne doivent pas être des armes politiques, mais des bases de discussion objectives.
Si l'administration utilise l'évaluation pour dire "Voici où nous avons échoué, et voici comment nous allons corriger le tir", elle gagne en crédibilité. L'aveu de faiblesse, s'il est suivi d'action, génère de la confiance. À l'inverse, la communication triomphaliste déconnectée de la réalité vécue par les citoyens détruit le capital de confiance. L'évaluation est donc, in fine, un outil de légitimité politique.



