L’intervention de l’Assemblée nationale
Mercredi 11 février, Jean-Noël Barrot s’est levé pour dénoncer publiquement l’experte onusienne, affirmant que ses déclarations lors d’un forum organisé par Al-Jazira à Doha, le 7 février, étaient inacceptables. Sur les bancs de l’Hémicycle, Caroline Yadan, députée Renaissance des Français établis en Israël, a soutenu l’accusation. Selon elle, Mme Albanese aurait désigné Israël comme « ennemi commun de l’humanité », sur la base d’un montage vidéo tronquant ses propos.
La polémique autour du montage vidéo
Le montage incriminé a été largement partagé par des défenseurs d’Israël, amplifiant la polémique. La députée Yadan a dénoncé une « vision complotiste et déshumanisante », comparant l’accusation portée à Israël à des méthodes de déshumanisation historiques, notamment celles visant les Juifs sous le régime nazi. Le ministre Barrot a précisé que la France réclamait une action claire face à ce qu’elle considère comme des propos inacceptables dans le cadre diplomatique international.
Conséquences diplomatiques et surveillances
Le courrier de Caroline Yadan, adressé au ministre le 10 février et signé par une cinquantaine d’élus de son camp, demandait officiellement la révocation de Francesca Albanese. Cette démarche souligne la tension croissante entre la France et la représentante de l’ONU, et pourrait avoir des répercussions sur la crédibilité et le rôle de la rapporteuse dans les territoires palestiniens. La situation reste à suivre, notamment la réaction des Nations unies et des instances diplomatiques concernées.