Le CAFRAD, Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement, est une organisation intergouvernementale panafricaine.
Il accompagne les États africains dans l’amélioration de leurs administrations publiques, la formation de leurs cadres et le développement de leurs capacités de gouvernance. Sa mission associe formation, recherche , innovation et partage d’expériences au service de la qualité de l’action publique.
Cette mission mérite une plus grande visibilité. Derrière les réformes administratives se trouvent des questions concrètes : comment mieux accueillir les citoyens, faciliter leurs démarches, réduire les délais et garantir un traitement équitable ?
La qualité des institutions se mesure aussi dans ces situations quotidiennes. L’intervention du Dr Assouvi invite à comprendre la gouvernance dans toute son étendue.
Elle concerne la manière de préparer les décisions, d’associer les parties prenantes et de rendre compte des résultats. Elle repose sur des responsabilités clairement établies et sur la confiance que les institutions construisent avec les citoyens. L’intelligence artificielle donne à ces exigences une portée nouvelle.
Les administrations peuvent utiliser des systèmes capables de traiter des données, de produire des analyses et de comparer des scénarios.
Leur utilisation demande cependant des dirigeants capables d’en apprécier la pertinence et les limites.
Qui choisit les données et les critères ? Qui vérifie les résultats ? Qui répond d’une décision lorsqu’elle affecte un citoyen ?
Cette mission mérite une plus grande visibilité. Derrière les réformes administratives se trouvent des questions concrètes : comment mieux accueillir les citoyens, faciliter leurs démarches, réduire les délais et garantir un traitement équitable ?
La qualité des institutions se mesure aussi dans ces situations quotidiennes. L’intervention du Dr Assouvi invite à comprendre la gouvernance dans toute son étendue.
Elle concerne la manière de préparer les décisions, d’associer les parties prenantes et de rendre compte des résultats. Elle repose sur des responsabilités clairement établies et sur la confiance que les institutions construisent avec les citoyens. L’intelligence artificielle donne à ces exigences une portée nouvelle.
Les administrations peuvent utiliser des systèmes capables de traiter des données, de produire des analyses et de comparer des scénarios.
Leur utilisation demande cependant des dirigeants capables d’en apprécier la pertinence et les limites.
Qui choisit les données et les critères ? Qui vérifie les résultats ? Qui répond d’une décision lorsqu’elle affecte un citoyen ?
Ces questions rejoignent ma propre contribution à ASCIC 2026, consacrée au passage de la ville intelligente à la région intelligente et aux jumeaux numériques comme instruments de simulation, de gouvernance et de souveraineté territoriale.
Un jumeau numérique peut aider à comprendre les interactions entre l’eau, l’énergie, la mobilité ou l’accès aux services publics. Il permet d’examiner les conséquences possibles d’un choix avant sa mise en œuvre.
Chaque modèle repose toutefois sur des hypothèses et chaque indicateur traduit une manière de regarder le territoire. Les responsables publics doivent pouvoir les expliquer et les soumettre à la discussion.
C’est pourquoi le leadership humain demeure essentiel.
Il suppose du discernement, une capacité d’écoute et le courage d’assumer un arbitrage. Il demande aussi de reconnaître ce qu’un système technique laisse de côté : une difficulté sociale mal mesurée, une particularité locale ou une situation humaine que les données décrivent imparfaitement.
Former les cadres publics à l’intelligence artificielle doit inclure la compréhension des modèles et l’examen critique de leurs résultats.
Le CAFRAD pourrait approfondir cette orientation en proposant des formations qui relient les usages de l’IA aux réalités administratives africaines, à partir de cas concrets et d’expériences partagées entre pays.
D'ailleurs, en la matière, le CAFRAD dispose d'expertise significative et bénéficie de la confiance de l'UNESCO.
Son Directeur général, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, Copresident du groupe de travail de l'UNESCO sur l'avenir du travail dans le secteur public à l'êre de l'IA, '''' a été invité par l'UNESCO et le Royaume d'Arabie Saoudite à animer la session plénière sur le thème :
Renforcement des capacités au sein de l'administration publique à l'êre de l'IA lors du 4eme Forum mondial de l'UNESCO sur l'éthique de l'IA du 14 au 18 septembre 2026.
Chaque modèle repose toutefois sur des hypothèses et chaque indicateur traduit une manière de regarder le territoire. Les responsables publics doivent pouvoir les expliquer et les soumettre à la discussion.
C’est pourquoi le leadership humain demeure essentiel.
Il suppose du discernement, une capacité d’écoute et le courage d’assumer un arbitrage. Il demande aussi de reconnaître ce qu’un système technique laisse de côté : une difficulté sociale mal mesurée, une particularité locale ou une situation humaine que les données décrivent imparfaitement.
Former les cadres publics à l’intelligence artificielle doit inclure la compréhension des modèles et l’examen critique de leurs résultats.
Le CAFRAD pourrait approfondir cette orientation en proposant des formations qui relient les usages de l’IA aux réalités administratives africaines, à partir de cas concrets et d’expériences partagées entre pays.
D'ailleurs, en la matière, le CAFRAD dispose d'expertise significative et bénéficie de la confiance de l'UNESCO.
Son Directeur général, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, Copresident du groupe de travail de l'UNESCO sur l'avenir du travail dans le secteur public à l'êre de l'IA, '''' a été invité par l'UNESCO et le Royaume d'Arabie Saoudite à animer la session plénière sur le thème :
Renforcement des capacités au sein de l'administration publique à l'êre de l'IA lors du 4eme Forum mondial de l'UNESCO sur l'éthique de l'IA du 14 au 18 septembre 2026.
Compte tenu de l’importance du CAFRAD au Maroc en particulier et en Afrique en général, je recommande que soit étudiée la possibilité pour le ministère chargé de l’intelligence artificielle et les autres institutions marocaines de travailler en bonne intelligence avec le CAFRAD .
Cette proposition vise à donner à la formation des dirigeants, à la gouvernance de l’IA et au leadership humain une place centrale dans la transformation des administrations.
Les modalités de cette collaboration devraient être définies avec les États membres et les instances compétentes du CAFRAD, dans le respect de son statut intergouvernemental et de sa vocation panafricaine.
Les relations existantes offrent une base pour donner davantage de contenu à ce rapprochement, ce partenariat et cette synergie interinstitutionnels.
Des programmes conjoints pourraient associer administrations, universités et chercheurs pour former les dirigeants à la gouvernance de l’IA, évaluer les usages numériques dans les services publics et accompagner des expérimentations territoriales.
Pour le Maroc, cette articulation renforcerait les liens entre modernisation administrative, recherche et formation. Pour les partenaires africains, elle pourrait faciliter l’accès à des compétences et à des expériences adaptées aux contextes du continent.
Elle pourrait également contribuer à mobiliser les moyens nécessaires à l’action du CAFRAD. La présentation du Dr Coffi Dieudonné Assouvi mérite d’être prolongée par des engagements concrets.
Les transformations technologiques demandent des administrations capables d’apprendre et des dirigeants capables de juger.
Le CAFRAD peut contribuer à former ces responsables, avec une exigence constante : mettre les capacités de l’intelligence artificielle au service des citoyens, sous une responsabilité humaine pleinement assumée.
Les modalités de cette collaboration devraient être définies avec les États membres et les instances compétentes du CAFRAD, dans le respect de son statut intergouvernemental et de sa vocation panafricaine.
Les relations existantes offrent une base pour donner davantage de contenu à ce rapprochement, ce partenariat et cette synergie interinstitutionnels.
Des programmes conjoints pourraient associer administrations, universités et chercheurs pour former les dirigeants à la gouvernance de l’IA, évaluer les usages numériques dans les services publics et accompagner des expérimentations territoriales.
Pour le Maroc, cette articulation renforcerait les liens entre modernisation administrative, recherche et formation. Pour les partenaires africains, elle pourrait faciliter l’accès à des compétences et à des expériences adaptées aux contextes du continent.
Elle pourrait également contribuer à mobiliser les moyens nécessaires à l’action du CAFRAD. La présentation du Dr Coffi Dieudonné Assouvi mérite d’être prolongée par des engagements concrets.
Les transformations technologiques demandent des administrations capables d’apprendre et des dirigeants capables de juger.
Le CAFRAD peut contribuer à former ces responsables, avec une exigence constante : mettre les capacités de l’intelligence artificielle au service des citoyens, sous une responsabilité humaine pleinement assumée.