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Le Maroc à Strasbourg pour la session d’automne de l’APCE


Rédigé par le Lundi 5 Octobre 2026

Le Maroc participe à Strasbourg à la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en tant que Partenaire pour la démocratie. Les débats portent sur des sujets majeurs : médias, migrations, climat et impact de l’intelligence artificielle sur le travail. Une présence qui confirme l’importance du dialogue parlementaire entre Rabat et l’Europe.



Médias, climat, IA : le Maroc prend part aux débats de Strasbourg

Le Maroc à Strasbourg pour la session d’automne de l’APCE
Le Maroc prend part à Strasbourg à la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, l’APCE, dans le cadre de son statut de Partenaire pour la démocratie. Ce statut, accordé au Parlement marocain en 2011, permet aux représentants marocains de participer aux travaux de l’Assemblée, sans droit de vote, mais avec une capacité d’intervention dans les débats.

Cette session intervient dans un moment où les sujets abordés touchent directement les sociétés méditerranéennes. Les discussions portent notamment sur les médias, les migrations, le climat et l’impact de l’intelligence artificielle sur le monde du travail. Pour le Maroc, ces dossiers ne sont pas théoriques. Ils concernent la liberté d’informer, la gestion des mobilités humaines, la transition écologique et l’avenir de l’emploi des jeunes.

La participation marocaine à l’APCE s’inscrit dans une diplomatie parlementaire de long terme. Elle permet à Rabat de dialoguer avec les pays européens au-delà des seuls canaux gouvernementaux. Dans un contexte régional marqué par les tensions migratoires, les défis énergétiques et les transformations numériques, cette présence donne au Maroc l’occasion de défendre ses positions, mais aussi d’écouter les préoccupations européennes.

L’un des thèmes les plus sensibles est celui de l’intelligence artificielle. En Europe comme au Maroc, l’IA transforme déjà les métiers, de la finance à l’administration, en passant par l’éducation, la santé et les médias. Pour une jeunesse marocaine très connectée, cette évolution peut ouvrir des opportunités, mais aussi accentuer les inégalités entre ceux qui maîtrisent les compétences numériques et ceux qui en sont exclus.

Le climat constitue un autre axe majeur. Le Maroc, confronté à la sécheresse, au stress hydrique et à la pression sur son agriculture, a intérêt à peser dans les débats internationaux sur l’adaptation climatique. La diplomatie parlementaire peut contribuer à mieux faire entendre ces réalités auprès des partenaires européens.

À Strasbourg, le Maroc ne se contente donc pas d’occuper un siège symbolique. Il participe à une conversation politique sur le futur. Pour les jeunes Marocains, l’enjeu est concret : savoir si les grandes décisions sur l’IA, le climat ou les migrations seront prises avec eux, ou simplement autour d’eux.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 5 Octobre 2026