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Le Maroc renforce sa place dans la gouvernance nucléaire africaine


Rédigé par le Lundi 29 Juin 2026



Le Maroc a été élu commissaire au sein de la Commission africaine de l’énergie nucléaire, une instance chargée de promouvoir l’usage pacifique du nucléaire sur le continent. Cette élection renforce le positionnement du Royaume dans les débats africains liés à l’énergie, à la sûreté et à la coopération scientifique.

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Le Maroc renforce sa place dans la gouvernance nucléaire africaine
Le Maroc vient de consolider sa présence dans les instances africaines liées à l’énergie et à la sécurité nucléaire. Le Royaume a été élu commissaire au sein de la Commission africaine de l’énergie nucléaire, connue sous le nom d’AFCONE. Cette élection intervient dans un contexte où les pays africains s’intéressent de plus en plus aux applications pacifiques des technologies nucléaires, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie et de la recherche scientifique.

L’AFCONE est une structure créée dans le cadre du Traité de Pelindaba, qui fait de l’Afrique une zone exempte d’armes nucléaires. Son rôle consiste à promouvoir la coopération entre États africains, à renforcer la sûreté nucléaire et à veiller au respect des engagements internationaux en matière de non-prolifération. L’élection du Maroc au poste de commissaire témoigne donc d’une reconnaissance de son expertise institutionnelle et de son engagement en faveur d’un usage responsable des technologies nucléaires.

Le Royaume dispose depuis plusieurs années de compétences dans le domaine nucléaire civil. Le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires joue notamment un rôle dans la recherche, la formation, la radioprotection et l’accompagnement des applications nucléaires à usage médical, industriel ou agricole. Le Maroc coopère également avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, notamment sur les questions de sûreté, de sécurité et de développement des compétences.

Cette élection revêt aussi une dimension diplomatique. Elle confirme la volonté du Maroc de contribuer davantage aux mécanismes africains de gouvernance sectorielle. Dans un continent confronté à des besoins énergétiques immenses, mais également à des enjeux de sécurité sensibles, la question nucléaire nécessite une approche équilibrée. Il s’agit de favoriser les usages pacifiques tout en évitant les risques liés à la prolifération, à la mauvaise gestion des matières radioactives ou aux défaillances de sûreté.

Pour le Maroc, cette position au sein de l’AFCONE offre une plateforme supplémentaire pour défendre une coopération africaine structurée. Elle peut permettre de partager l’expérience marocaine, de renforcer les programmes de formation et de contribuer à l’élaboration de standards continentaux. Elle s’inscrit aussi dans la stratégie plus large du Royaume visant à renforcer sa présence dans les institutions africaines.

L’élection du Maroc comme commissaire de la Commission africaine de l’énergie nucléaire dépasse donc le symbole diplomatique. Elle traduit une reconnaissance technique et politique, dans un domaine où l’expertise, la confiance et la responsabilité sont essentielles.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 29 Juin 2026